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L'enfant, naufragé que rejettent les ondes cruelles

gUELQUES CHAPITRES DE SA VIE 3

EL£zé, comme le compa.afnon des v£ni&-£t des flots , ces flots, ces vents, cette solitude, qui furent mes ]3remiers maîtres, convenaient.peut-être mieux à la nature <1pjinn f>t;prit pf n V inrlépendflnre dp mon raraçJAi'e^. Peut-être dois-je à cette éducation sauvage quelque vertu que j'aurais ignorée : la vérité est quaucun système d'éducation n"est en soi préférable à un autre. Dieu fait JHeji ce qu'iljait • ç'estsa Proyidencejc^ui jious dirige, lorsqu'elle nous appelle à jouer un rôle sur la scène du monde.

{Introduction au Voyage cl Amérique.)

De Saint-Malo à Baltimore. — La prière à bord.

Je m"emi3arquai donc à Saint-Malo. comme je lai dit: nous prîmes la haute mer. et le 6 mai 1791, vers les huit heures du matin, nous découvrîmes le pic de l'île de Pico, l'une des Açores : quelques heures après, nous jetâmes l'ancre dans une mauvaise rade, sur un fond de roches, devant l'île Graciosa. On en peut lire la description dans mon Essai historique.

C'était la première terre étrangère à laquelle jabordais ; par cette raison même il m'en est resté un souvenir qui conserve chez moi l'empreinte et la vivacité de la jeunesse. Je n'ai pas manqué de conduire Chactas * aux Açores, et de lui faire voir la fameuse statue que les premiers navigateurs prétendirent avoir trouvée sur ces rivages.

Des Agoi^S: poussés par les vents sur le banc de Terre-Neuve, nous fûmes obligés de faire une seconde relâche à lîle Saint-Pierre. « T. et moi, dis-je encore dans VEssai historique, nous allions courir dans les montagnes de cette île affreuse: nous nous perdions au

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