‹ Lectures morales et religieusesChapitre 10 sur 72 · MaUh.,x · texte numérisé non relu

MaUh.,x

Jiviii INTRODUCTION.

tirer le glaive. Les juifs, en effet, restèrent ce qu'ils étaient, une nation dispersée, rebutée, souterraine, d'une indocilité égale k son impuissance.

L'ennemi qu'il fallait combattre, c'était le paganisme, c'est-à-dire la résistance des païens opiniâtres, ou la rechute des païens mal convertis.

Saint Jérôme, dans une de ses lettres, représente un vieux prêtre de Jupiter, qui tient sa petite-fille assise sur ses genoux, et cette enfant, qui est catéchumène, répond par des cantiques aux caresses de son aïeul'. Charmante image de la société rajeunie qui va remplacer une société décrépite ! Mais image tout idéale et trop bénigne d'une réalité affreuse, d'une lutte acharnée, d'un duel à mort! Car la parole chrétienne ne fructifia que par le sang des chrétiens. Les premiers Pères furent les martyrs, « ces héros qui , sans armées , dit saint Ambroise , sans légions , ont vaincu les tyrans , adouci les lions , ôté au feu sa violence, et au glaive sa pointe^ »

Grâce à cette éloquente prédication du sacrifice, trois vertus se développèrent dans le monde, qui suffisaient à le restaurer : la chasteté, la charité, l'humilité.

Lorsque la chair corrompt ses voies, selon l'expression de l'Écriture, les esprits s'affaissent, la population s'amoindri t , les vices pullulent, et avec les vices tous les désordres politiques. C'est ce qu'avait compris le paganisme lui-même en instituant les Vestales. Gardiennes du feu sacré, sym-

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