‹ Lectures morales et religieusesChapitre 17 sur 72 · Id., Contre. Hermog.. el contre Pelag · texte numérisé non relu

Id., Contre. Hermog.. el contre Pelag

INTRODUCTION. xxvii

seulement des infidèles, mais encore de ceux qui se disent vos disciples. « Et de vrai , comment ne pas être frappé de stupeur, agité de tremblement, épouvanté, quand on considère par quelles infatigables évolutions , quels replis tortueux, quelles attaques sans cesse recommencées, l'hérésie qui se glisse, tente d'envelopper, d'étreindre, d'étouffer le dogme, ou de le défigurer? « Oportet et hxreses esse. » « Il faut qu'il y ait des hérétiques ! » s'était écrié l'Apôtre*. Et, en effet, voyez! c'est Nestorius et Eutychès , Macaire et Montan , Origène , Praxéas , et Hermogène, etNovatien; ce sont les Donatistes, les Manichéens, les Valentiniens , les Marcionites! Il ne serait presque pas plus malaisé d'assigner toutes les diversités du visage humain , que d'indiquer toutes les faces que l'hérésie sut revêtir. Néanmoins , les Pères , divinement doués, parvinrent toujours à la déjouer, à la démasquer, à la repousser. Mais ce fut , à coup sûr , la partie la plus rude , la plus attristante , la plus épineuse de leur labeur ; celle qui exigea d'eux le plus de fermeté , de savoir et d'inébranlable consistance. Car l'hérésie, par la nécessité même des choses , faisait cause commune avec le paganisme. C'était elle qui accréditait les absurdes et calomnieuses rumeurs que les païens entretenaient contre les chrétiens, les accusations d'athéisme et d'inceste, les récits de ces repas abominables où l'on mangeait, disaiton , la chair d'un nouveau-né ; le reproche irritant d'attirer sur l'Empire, en méprisant les dieux , les maux qui l'accablaient, ou de violer sa sûreté par des ma-

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