EUGÈNE PAZ. — J.-J. ROUSSEAU
enfants se livrent à divers exercices ; leur organisation les y entraîne; leur intérêt bien entendu doit engager les parents à favoriser cette inclination. La gymnastique régularise ces jeux, ces mouvements ; elle en dispose les éléments suivant un système régulier, elle les coordonne avec intelligence et discernement, elle les fait servir, en un mot, à Tentier perfectionnement de l'être le plus noble de la création.
La négligence des soins physiques est blâmable dans réducation en général; elle Test particulièrement dans l'éducation des jeunes filles, astreintes à un genre de vie plus sédentaire que les garçons. On peut rapporter à cette cause un fait des plus affligeants : c'est qu'un grand nombre d'entre elles sont d'un tempérament maladif; et s'il est vrai que c'est en grande partie par l'extrême faiblesse des femmes que la race humaine dégénère, on ne saurait assez déplorer le peu de souci que Ton prend de leur éducation
physique.
(La santé de Vesprit et du corps par la gymnastique, chap. 1.)