DE I«*ABUS DES CONCOURS
E. Bersot*
Nous voyons avec un véritable chagrin la fureur des concours envahir l'instruction primaire :
« Une pauvre servante, au moins, m'élait restée, Qui de ce mauvais air n'était point infestée. »
L'humble instruction primaire devait être renseignement des faibles; la vertu des maîtres devait être la vertu des efforts obscurs; à côté des leçons de grammaire et de calcul, il y fallait tout un libre enseignement, une perpétuelle leçon de choses, pour éveiller la curiosité des en- . fants sur les objets familiers de la nature et de Tinduslrie; il y fallait aussi une perpétuelle leçon de morale, celle qui, si elle ne laisse pas de trace dans les compositions, laisse une trace profonde dans les âmes; mais non, tout cela n'était pas assez éclatant : on a créé les concours can-