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Il est beau d*être un raisonneur, De tout lire et de tout entendre.

De remporter les prix d'honneur!...

C'est, je crois, un plus grand bonheur D*être un enfant aimable et tendre.

Lorsqu'on a fait tout son devoir.

Que la main est lasse d'écrire.

Quand le père est rentré le soir.

Avec les sœurs, il faut savoir Jouer, causer... même un peu rire.

Vous verrez, chez les vieux auteurs Expliqués au long dans vos classes, Que la muse à ses sectateurs Ordonne, en quittant les hauteurs, D*aller sacrifier aux Grâces.

Autres temps, autres conseillers !

Dans le savant siècle où nous sommes

On voit déjà les écoliers,

Avec l'algèbre familiers.

Aussi maussades que les hommes.

Chez moi, qu'il n'en soit pas ainsi :

Contre les pédants je réclame; Je suis poète, Dieu merci I Et j'ai pour principal souci, Mes enfants, de vous faire une âme.

Avant de savoir l'allemand, La physique et le latin même.

Aimez ! c'est le commencement ; Aimez sans honte et vaillamment.

Aimez tous ceux qu'il faut qu'on aime!

Mais il est trop peu généreux D'aimer tout bas et bouche close.

A ceux que l'on veut rendre heureux, Des souhaits que Ton fait pour eux Il faut dire au moins quelque chose.

Les vrais bons cœurs sont transparents i On y voit toutes leurs tendresses.

Ah ! chors petits indifférents,

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