‹ Lectures pédagogiques à l'usage des écoles normales primairesChapitre 166 sur 226 · LES FEMMES ET L'ÉDUCATION PUBUQUE · texte numérisé non relu

LES FEMMES ET L'ÉDUCATION PUBUQUE

A. ViXET*

L'éducation publique, en tant que solide, et forte influera sur le caractère des femmes. Elle diminuera cette frivolité qui, sous les formes diverses de la vanité, de la coquetterie et du luxe, ne prouve que le vide de l'esprit et rimpuissance de l'occuper sérieusement. Et, pour rendre cet effet plus sensible par un exemple, la conversation y gagnera sous tous les rapports. Elle n'est trop souvent, dans nos coteries féminines et dans nos plus brillantes assemblées, qu'un vain bourdonnement composé de plaisanteries froides, de médisance et de commérage. On s'y occupe beaucoup plus des personnes que des choses, et des événements que d?s principes. Un propos sensé y passe pour un hors-d'œuvre, et des réflexions sérieuses pour de la pédanterie. Nulle nourriture pour l'esprit, moins deprofitencore pour l'âme. On en sort la tète fatiguée, gonflée de vide, et le cœur mal à l'aise par le sentiment

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