Voir plus loin, p. 273, la noiicc sur Huyghens
Le P. Mersenne fit aussi la première détermination de la longueur du pendule à secondes (1644). Le P. Riecioli * en donna- une autre, dans son Almageste, en 1647, et, enfin, Tabbé Picard ^, en 1669, commença à faire cette détermination avec une certaine précision. Le pendule quasi simple qu'il employait, et qu'employèrent tous les physiciens et astronomes jusqu'à la fin du xviii* siècle, était formé d'une boule de plomb ou de cuivre, d'un pouce environ de diamètre, suspendue à un fil de pite ou d'aloès, que Ton serrait à sa partie supérieure entre les mâchoires d'une pince métallique carrée, solidement fixée.
« La longueur du pendule doit être mesurée, dit l'abbé Picard, depuis le haut du filet (ou la face inférieure de la pince) jusqu'au centre de la boule, supposé que le diamètre n'excède guère la trente-sixième partie de la longueur du fil; autrement, il faudrait tenir compte d'une partie proportionnelle que nous négligeons ici. Il faut aussi prendre garde que les vibrations soient petites, parce qu'au-dessus d'une certaine grandeur elles sont entre elles d'inégale durée. »
La mesure de la longueur du pendule se prenait à l'aide d'une règle de fer, dont on appuyait un bout contre la pince carrée, et dont on modifiait la longueur jusqu'à ce qu'elle vint toucher exactement le sommet supérieur de la boule. On avait ainsi le moyen de reproduire partout un pendule identique à celui qu'on avait employé une première fois, à la seule condition de faire usage toujours de la même boule. Le diamètre de celle-ci se mesurait au compas. Ce procédé pour faire un pendule de longueur constante est clairement exposé dans les Instructions