‹ Lectures spirituelles pour le temps du carêmeChapitre 43 sur 58 · SUR LES DEGOUTS UUI ACCOMPAGNENT LA PIETE · texte numérisé non relu

SUR LES DEGOUTS UUI ACCOMPAGNENT LA PIETE

que nous avons trouvé dans le monde, notre cœur, accoutumé aux plaisirs vifs et piquants, ne saurait plus s'accommoder de la prétendue tristesse d'une vie chrétienne ; que la dissipation infinie où nous avons vécu nous rend l'uniformité des devoirs plus ennuyeuse; l'agitation des parties et des plaisirs, la retraite plus dégoûtante; l'abandonnement aux passions, la prière plus pénible ; les maximes frivoles dont nous sommes toujours occupés, les vérités de la foi plus insipides et plus étrangères; que notre esprit ne s'étant jamais rempli que de choses vaines, que de lectures fabuleuses, pour ne rien dire de plus, que d'aventures chimériques, que des fan tomes du théâtre, ne saurait plus goûter rien de solide ; que n'ayant jamais mêlé rien de sérieux dans toute notre vie, il est difficile que le sérieux de la piété ne nous dégoûte, et que nous trouvions Dieu de notre goût, si j'ose parler ainsi, nous qui n'avons jamais goûté que le monde et sa fumée.

Et cela étant, quel bonheur quand on porte à la vertu un cœur que le monde n'avait pas encore gâté ! quel bonheur, quand on entre dans le service de Dieu avec des inclinations heureuses, et des restes de sa première innocence ! quel bonheur, quand on commence de bonne heure à connaître le Seigneur; qu'on revient à lui dans cette première saison de la vie, où le monde n'a pas encore fait sur le cœur des impressions si profondes et si désespérées ; où les passions encore naissantes se plient facilement vers le bien, et nous font de la vertu comme une inclination naturelle ! quel bonheur, quand on a pu mettre de bonne heure un frein à son cœur, qu'on l'a accoutumé à porter le joug du Seigneur, et qu'on a arrêté, presque dans leur naissance, des passions qui nous rendent malheureux dans nos crimes, et qui font aussi toute l'amertume de nos vertus ! Que de dégoûts, que de peines, que d'inquiétudes s'épargne-t on ! que de facilités et de consolations se pré- IV. - 24

t±l ' l.hCTUKEjii Sl'lklïUELLES

pare-t-oii ! que de douceurs répandues sur le reste de la vie ! et quelle différence, pour le repos même et la seule tranquillité de nos années, entre des jours dont les prémices ont été pures, et ceux qui, infectés dans leur source, ont senti couler de là une amertume fatale qui a flétri toutes leurs joies, et s'est répandue sur tout le reste de la carrière ! C'est donc nous seuls, dit saint Augustin, • qui rendons la vertu désagréable; et nous avons tort de nous plaindre d'un malheur où nous avons tant de part, et d'attribuer à la vertu des défauts qui sont notre seulouvrage. Mais quand ces réflexions seraient moins solides ; quand il serait vrai que nous ne sommes pas les premières causes de nos dégoûts pour la vertu ; du moins serait-il incontestable, que plus nous différons de retourner à Dieu, plus nous vendons ce dégoût qui nous éloigne de lui, invincible ; que plus nous reculons, plus nous fortifions en nous notre répugnance pour la vertu ; que si la vie chrétienne nous offre maintenant des devoirs tristes et ennuyeux, ils nous paraîtront plus insupporta Ijles, à mesure que nous vieillirons dans le monde, et dans le dégoût de ses plaisirs injustes. Si le délai de la conversion pouvait adoucir ce que la vertu a d'amer et de pénible ; si en tenant plus longtemps contre la grâce, nous pouvions obtenir, pour ainsi dire, une composition plus favorable, et gagner que la piété nous fût ensuite offerte avec plus de charmes et d'agréments, et à des conditions plus douces et plus flatteuses ; hélas ! quelque risque que l'on coure en différant, l'espérance d'adoucir nos peines pourrait, en quelque sorte, servir d'excuse à nos retardements. Mais le délai ne fait que nous préparer de nouvelles amertumes ; plus nous accoutumons notre cœur au monde, plus nous le rendons inhabile à la vertu : ce n'est plus qu'un vase souillé, dit le prophète, et à qui les passions, que nous avons laissées vieillir, ont imprimé un goût et une odeur de mort, qui demeure pour l'ordinaire tout le reste de la vie.

SI'K LHS DlifiUL'TS IJIA ACCnMCAdNKNl LA PIKTh i-JX

Aussi, lorsqu'après un long cours de crimes, et de pas siens invétérées, il faut revenir à Dieu, quels obstacles que ces dégoûts affreux ! quelle insensibilité pour le bien ne trouve-ton pas dans soi-même ! Ces cœurs que le monde a toujours occupés, et qui veulent aller consacrer à Dieu les restes d'une vie toute mondaine, quel bouclier d'airain, dit le Prophète, n'opposent-ils pas à la grâce ! quelle dureté aux saintes consolations de la vertu ! ils peuvent la trouver juste, mais ils ne sauraient plus, disents-ils, la trouver aimable ; ils peuvent revenir à Dieu mais ils ne le goûtent plus ; ils peuvent se nourrir de la vérité, mais ce n'est plus pour eux qu'un pain de tribûlation et d'amertume ; ils peuvent chercher le royaume de Dieu et le trésor de l'Évangile, mais c'est comme des esclaves infortunés, condamnés à chercher l'or à travers la dureté des rochers dans des mines laborieuses ; ils peuvent puiser l'eau dans le puits de Jacob, mais ils n'en ont jamais que le travail; ils n'en ont pas les douceurs et les consolations, qui portent la paix et le rafraîchissement dans l'âme ; ils voudraient aller à Dieu, et tout les en éloigne ; ils voudraient fuir le monde, et ils le portent partout dans le cœur; ils cherchent les gens de bien, et ils n'y trouvent qu'un ennui et une tristesse qui les dégoûtent de la piété même ; ils tentent de vaquer à la prière, et leur cœur, fermé à la vérité, ne s'y repaît que de fantômes et de chimères ; ils s'appliquent aux œuvres saintes, hélas ! et ce n'est qu'une bienséance ennuyeuse qui les y soutient ; ' il semble qu'ils jouent dans la vertu le personnage d'un autre ; si peu la vertu leur convient, si fort ce caractère lès contraint et les gêne ; et quoiqu'ils cherchent de bonne foi le salut, il y paraît je ne sais quoi de si contraint et de si étranger, qu'on croit qu'ils n'en font que le semblant ; et que, ne se sentant point nés pour la vertu, ils veulent du moins s'en donner les apparences.

Les dégoûts et les ennuis ne doivent donc point nous

i-.>i i,i:i:ti KKs si'iKi'ri'i:i.i,i:>

éloigner de la vertu, puisqu'à mesure que nous nous en éloignons, nous les rendons tous les jours plus violents et plus insupportables. Mais après tout, de bonne foi, estce à nous à reprocher à Dieu quon s"ennuie dans son service? Ah! si nos esclaves et nos domestiques nous faisaient le même reproche; s'ils se plaignaient de l'ennui qu'ils trouvent en nous servant, ils le pourraient, et ils auraient droit de s'en plaindre : nos humeurs éternelles, dont ils soufîront tant; nos bizarreries et nos caprices, auxquels il faut qu'ils s'accommodent; nos heures et nos moments, auxquels il faut qu'ils s'assujettissent; nos plaisirs et nos goûts, auxquels il faut qu'ils sacrifient leur repos et leur liberté; notre indolence toute seule, qui leur coûte tant, qui leur fait dévorer tant d'ennui, passer des moments si tristes, sans que nous daignions même nous en apercevoir ; sans doute ils auraient droit de se plaindre ; cependant s'ils osaient le dire, qu'ils s'ennuient en nous servant, qu'ils n'y trouvent aucun plaisir, qu'ils n'ont aucun goût pour nous, et que tous les services qu'ils nous rendent sont pour eux dun dégoût qui leur paraît insoutenable, hélas! nous les regarderions comme des insensés, nous les trouverions trop heureux d'avoir à soutenir nos humeurs et nos caprices, nous les croirions trop honorés d'être auprès de nous, nous dirions qu'ils sont payés pour s'ennuyer. Ah! Dieu ne paie t-il pas assez bien ceux qui le servent, pour qu'ils supportent les dégoûts et les ennuis qui peuvent se trouver dans son service ".^ et ne sommes-nous pas trop heureux encore qu'il veuille accepter nos services malgré nos dégoûts, nos répugnances qui les rendent tièdes et languissants? Ne nous comble-t-il pas assez de -bienfaits, pour avoir droit d'exiger que nous souffrions pour lui quehiues peines légères? ne nous en promet-il pas encore d'assez inestimables pour adoucir les petits dégoûts attachés à ses ordonnances? Ne doit-il pas trouver étrange que de viles créatures, qui tiennent tout

scK i>;s Ki-Kiorrs nui accompahmixt i,\ i'ikti-: i^s

de lui, qui ne sont que pour lui, qui attendent tout de lui, se plaignent qu'on s'ennuie dans son' service; que des vers de terre, qui n'ont rien de grand que l'honneur de lui appartenir, osent se plaindre qu'ils n'ont point de goût pour lui, et qu'il est bien triste et ennuyeux d'entreprendre de le servir et de lui être fidèle? Est-il donc un maître semblable à nous, bizarre, inquiet, indolent, tout occupé de lui-même, et qui ne cherche qu'à se rendre heureux aux dépens du repos de ceux qui le servent? Injustes que nous sommes, nous osons faire à Dieu des reproches que nous regarderions comme des outrages pour nous dans la bouche de nos esclaves!

Seconde vérité : les dégoûts de la vertu ne sont pas si amers qu'on se les figure.

ïhofsiemp: rkflexion.

Mais quand ils le seraient, j'ai dit en troisième lieu qu'ils le sont infiniment moins que ceux du monde; et c'est ici où je pourrais appeler le monde lui-même en témoignage, et où la propre expérience des âmes mondaines me tient lieu de preuve. Car si vous suivez encore les voies du monde et des passions, qu'est-ce que votre vie toute entière, qu'un ennui continuel, où, en diversifiant vos plaisirs, vous ne faites que diversifier vos dégoûts et vos inquiétudes? Qu'est-ce que votre vie, qu'un vide éternel, où vous vous êtes à charge à vous-mêmes ? qu'est-ce que votre vie, qu'une circulation fastidieuse de devoirs, de bienséances, d'amusements, d'inutilités, qui, revenant sans cesse, n'ont rien de plus doux que de remplir désagréablement des moments qui vous pèsent, et dont vous ne savez que faire? qu'est-ce que votre vie, qu'un flux et reflux de haines, de désirs, de chagrins, de jalousies, d'espérances, qui empoisonnent tous vos plai- 24,

IKCrC Ki;S SI'IKITI.'KI.I.KS

sirs, et (lui toiil qu'au milieu de tout ce qui'devrait vous rendre lie'ureux, vous ne pouvez réussir à être contents de vous-mêmes V

Quelle comparaison entre les fureurs des passions, rhurailialion dune préférence injuste, le chagrin d'un oubli éclatant, la sensibilité dun mauvais office; et les peines légères de la vertu ? quelle comparaison entre les assujettissements de l'ambition, les gènes et les travaux des prétentions et des espérances, les peines pour parvenir, les violences et les souplesses pour plaire, les soins, les inquiétudes, les agitations pour s'élever; et les violences légères qui nous assurent le royaume de Dieu, et les dégoûts presque insensibles de la vertu ? Quelle com paraison entre les amertumes d'une passion profane, les soupçons, les jalousies, les craintes, les dégoûts, les contradictions, les fureurs; et les amertumes consolantes du service de Dieu? quelle comparaison entre les remords affreux de la conscience, ce ver secret qui nous ronge sans cesse, cette tristesse du crime qui nous mine et qui nous abat, ce poids de l'iniquité qui nous accable, ce glaive intérieur qui nous perce, que nous ne saurions arracher, et que nous portons partout avec nous; et la tristesse aimable de la pénitence qui opère le salut? Mon Dieu! peut-on se plaindre de vous, quand on a connu le monde? votre joug peut-il paraître triste, au sortir du joug des passions? et les épines de votre croix ne sont-elles pas des fleurs, comparées à celles dont les voies du monde et de l'iniquité sont semées?

Aussi nous entendons tous les jours les amateurs du monde eux-mêmes, décrier le monde qu'ils servent, se plaindre de lui; se savoir mauvais gré de leur destinée, faire des invectives piquantes contre ses injustices et ses abus; le censurer, le condamner, le mépriser, le trouver insupportable; mais trouvez-moi. si vous le pouvez, des âmes vraiment justes qui fassent des invec-

>L'K I.F.S DEriOKTS nil ACCOMPAÛNHNT l,A l'IKTK rll

tives contre la vertu, qui la condamnent, qui la méprisent, qui détestent leur sort de s être embarquées dans une voie si remplie de chagrins et damertumes. Nous entendons tous les jours le monde lui-même envier la destinée de la vertu, et convenir qu'il n'y a d'heureux que les gens de bien ; mais trouvez-moi, si vous le pouvez, une àme vraiment juste qui envie la destinée du monde, qui publie qu'il n'y a d'heureux que les partisans du monde; qui fasse l'éloge de leur sort et de leur sagesse; qui regarde sa condition comme la plus malheureuse et la plus insensée. Que dirai- je? Nous avons bien vu quelquefois des pécheurs prendre par désespoir, et par dégoût du monde, des partis extrêmes, perdre le repos, la santé, la raison, la vie; s'abattre, se détruire, se désoler; tomber dans des états de noirceur et de mélancolie, et ne plus regarder la vie que comme le plus affreux de leurs tourments. Mais où sont les Justes que les dégoûts de la vertu aient jetés dans dès extrémités si terribles? Ils se plaignent quelque fois de leurs peines, il est vrai, mais ils les aiment encore mieux que les plaisirs des passions; la vertu leur paraît quelquefois triste et dégoûtante, je l'avoue, mais avec toute sa tristesse, elle leur plaît encore davantage que le crime ; ils voudraient quelquefois un peu plus de consolations sensibles du côté de Dieu, mais ils détestent celles du monde; ils souffrent, mais la même main qui les éprouve les soutient, et ils ne sont pas tentés au-delà de leurs forces; ils sentent ce que vous appelez la pesanteur du joug de Jésus-Christ, mais en rappelant le poids de l'iniquité sous lequel ils ont gémi si longtemps, ils trou^ vent leur sort heureux, et ce parallèle lescalmeetles console. En effet, premièrement, les violences qu'on se fait à soimême sont bien plus douces que celles qui nous viennent du dehors, et qui nous arrivent malgré nous. Or, les violences de la vertu sont du moins volontaires; ce sont des croix que nous choisissons par raison, et que nous nous

ii8 l.tcfl KKS SI'IHITIKI.I.KS

imposons à nous-mêmes par devoir ; il s'y trouve des amertumes , mais du moins on est consolé par le plaisir de les avoir choisies. Mais les dégoûts du monde sont des croix forcées, qui nous viennent sans nous consulter; c'est un joug odieux qu'on nous impose malgré nous : nous ne le voulons pas, nous ne l'aimons pas; nous le détestons, et cependant il faut boire toute l'amertume de ce calice. Dans la vertu, nous ne sou lirons que parce que nous voulons bien souffrir; dans le monde, nous souffrons d'autant plus que nous le voudrions moins, et que tous nos penchants se révoltent contre nos peines.

Secondement, les dégoûts de la vertu ne sont à charge qu'à la paresse et à l'indolence; ce sont des répugnances qui ne sont amères qu'aux sens, mais les dégoûts du monde, ah! ils coupent dans le vif, ils mortifient toutes les passions, ils humilient l'orgueil, ils abaissent la vanité, ils allument l'envie, ils écrasent la fierté, ils désolent l'ambition, et il nesl rien de nous qui ne sente leur tristesse et leur amertume.

Troisièmement, les dégoûts de la vertu ne sont sensibles que dans les premières démarches; ce sont les premiers efforts qui coûtent, la suite les adoucit; les passions qui d'ordinaire sont la source des dégoûts de la vertu, ont cela de propre, que plus on les réprime, plus elles deviennent dociles ; les violences calment peu à peu le cœur, et nous laissent bien moins à souffrir pour les suites ; mais les dégoûts du monde sont toujours nouveaux; comme ils trouvent toujours en nous les mêmes passions, ils nous laissent toujours les mêmes amertumes; ceux qui ont précédé ne servent qu'à rendre ceux qui suivent plus insupportables. En un mol, les dégoûts du monde allument nos passions, et par là augmentent nos peines; ceux de la vertu ne font que les réprimer, et par là établissent peu à peu la paix et la tranquillité dans notre âme. . Quatrièmement enfin, les dégoûts du monde arrivent à

>L;1! LKS KKGonïS utl ACCOMr'AflNKNT I.V l'IKTK i-i'.^

ceux qui servent le monde avec plus de fidélité; il ne les traite pas mieux pour les voir plus dévoués à son parti, et plus zélés pour ses abus et pour ses espérances ; au contraire, les cœurs les plus vifs pour le monde sont presque toujours ceux qui y trouvent plus de désagréments et d'amertumes, parce qu'ils sentent plus vivement ses oublis et ses injustices ; leur vivacité est la source de toutes leurs inquiétudes. Mais avec Dieu, nous ne devons craindre que notre tiédeur; mais les dégoûts de la vertu n'ont d'ordinaire pour principe, que notre relâchement et notre paresse ; plus notre vivacité pour le Seigneur augmente, plus nos dégoûts diminuent; plus le zèle s'allume, plus les répugnances s'affaiblissent; plus nous le servons avecfidé lité, plus nous trouvons d'attraits et de consolations dans son service ; c'est en nous relâchant, que nous rendons les devoirs désagréables ; c'est en rabattant de notre ferveur, que nous ajoutons un nouveau poids à la pesanteur de son joug ; et si, malgré notre fidélité, les dégoûts continuent, alors ce sont des épreuves et non pas des punitions ; ce ne sont pas des consolations qu'on nous refuse, c'est un nouveau mérite qu'on nous ménage ; ce n'est pas un Dieu irrité qui nous ferme son cœur, c'est un Dieu miséricordieux qui purifie le nôtre; ce n'est pas un maître mécontent qui suspend ses grâces, c'est un Seigneur jaloux qui veut éprouver notre amour; ce ne sont pas nos hommages qu'on rejette, ce sont nos complaisances qu'on prévient; on ne veut pas nous rebuter, on veut seulement nous assurer le prix de nos peines, en éloignant tout ce qui pourrait encore mêler l'homme avec Dieu; nousmêmes, avec la grâce; les appuis humains, avec les dons du ciel; et les richesses de la foi, avec les consolations de l'amour-propre. Et voilà la dernière vérité qui va finir cet entrelien : non seulement les dégoûts de la vertu ne sont pas si amers que ceux du monde, mais encore ils ont des ressources que ceux du nK)nde n'ont pas.

Page 1