LEURS YEUX GRANDS ) O
Que la Terre sous Peau, seul aux soirs hasardeux I... »; — Le Vieux râpe des grès : et, pas même assoupie, De ses grands Yeux mauvais l'âpre drôlesse épie Les éveils singuliers des longs sommeils à deux, Tout engorgée, au noir, d'une amour non glapie I
« Trop sûr, il n'a pour lui ses sœurs, les deux : ainsi, Sans espoir on vendra des murs à la paillasse. Du vin à Teau des seaux » : et la noire avalasse ' Ruisselle en leur pensée, et les gèle, grossi, L'ouragan de démain qui sur leurs nuques passe :
Haut épars, et réel, l'ouragan va mauvais
Par leur rude pensée, et sur les sœurs gagées
Très loin, dans une ville, et par doux airs grugées,
Très réel et vivant, soulève des pavés
De haine, et hurle haut leurs rages insurgées !...
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Aigre lors, voix sans lèvre en le noir : « Nous serons Très doux et sans vouloirs pour le Vieux et la Vieille, Tous Trois : et le village au loin dira merveille De nos soumissions : et, vague, nous dirons, Pour qu'on le dise haut, haut et qu'on les réveille :
Que le Vieux, père et seul I n'a plus qu'à nous donner. Sa vieille et lui dedans, leur maison ! sans lésine, Sans remords et sans peur, — père! et d'heureuse mine D'avoir en leur vieillesse, où l'on en voit peiner, Des drôles si soumis et que leur âme ruine I. . . »
Tout lors : plus rien. — Sous eux, à donner peur,d u Vieux
Demi-paraplégique et nain près de la Mère
Le long râle s'éraille, et sa girie amère
Prend aux moelles : l'odeur des purins urineux
Rassasie, et, plus doux, moelleux et doux prospère,