‹ Légende d'âmes & de sangs: des versChapitre 21 sur 28 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

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la Terre nue

Vides, et nus pleureurs des grands épis moulus, Tous les sillons, au soir : et, pleurs en rêve vus, Une averse poudroie, et la Terre au sein veule, Mère à l'énorme sexe et qui soupire seule, Tend sa mamelle large aux mamelons velus...

l38 LEGENDE DRAMES ET DE SANGS

Oh ! la voilà lassée : et de ses gros sangs mâles

Si la veine reprend en ses reins assoupis,

Très large, elle a donné,la Mère des épis,

Son gros sangrouge et sain,son sang, aux germes pâles,

Aux germes long poussés des moissons idéales I

Or, la voilà lassée : et de vagues douleurs Aux lieux larges et sourds des ovaires songeurs, Dormeuse s*épand-elle en la pluie endormeuse : Tandis que des sillons, ayant loin l'air rameuse, Va MONTANT la sueur, où Pâme des odeurs.....

Oh I quelle œuvre, mon Dieu ! quelle œuvre âpre pour elle. Que l'œuvre d'engendrer dans le noir des humus. Quand l'homme, sans repos, sur ses larges sinus Tasse, en son priapisme, exsangue, laid et grêle, Son désir de saillir sa vulve solennelle !

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