‹ Légende d'âmes & de sangs: des versChapitre 24 sur 28 · TO · texte numérisé non relu

TO

Vierge-Mère ! — ô divine et grande pleine d*heurs, Qui de vos pures mains avez lavé des langes ! Ayant rappris vos noms et l'amour des pudeurs, Mon âme à vous aussi revole aux Yeux des Anges, Vierge-Mère ! ô divine et grande pleine d'heurs I

I4S LÉGENDE d'aMES ET DE SANGS

... MaisduViergeauK deux mains AYANT odeurs de Messe Ainsi que d'épis mûrs, ai souvenir : et, Dieu Très morne ! que n*a pu ma lèvre de déesse Réveiller ses doux Yeux et rerosir un peu Sesdeuxmainsau sang vieux AYANT odeurs de Messe!....

^ci^

aux Temps des dieux

Tout moderne, et Voyant de nos modernes âmes,

Des soirs vieux, malgré lui, hors du Vrai, sans paphos

Où des déesses, il s'exile 1 tt, dans les gammes

Des azurs et des ors, et le nu des paros.

Mensonge et dieux il pleure, et Vous, ô pâles Ames !

Vagueuses Vierges, aux plis longs des longs peplosî....

... Alors, vieux de mille ans, haut azur sous Tazur, Vieux rameaux etgaulisîviviez-vousgrandset glauques. Temples ! et, solennels et larges dans l'air pur, Adorés de la Vierge, émoi de Thomme mûr, Alors, viviez-vous seuls, seuls aux zéphirs non rauques !

l5o LÉGENDE d'aKES ET DE SANGS

Lorsque montait vers vous la vîerge aux Yeux d'avril,

Sous le lîn vîerge avait des peurs sa peau sans hâle :

Vous exhaliez, raaieaux, un arôme viril,

Tiède : et l'Impolluée au «exe puéril

Avait de longs émois sous le long peplos pâle...

Alors^ vous glissiez- vous, déesses aux grands nus ! Glauques et pâles sous la glauqfueur des ramées : A nos heures, de Nous, nous les nouveaux- venus. Vous avez peur, hélas ! et, vos seins ingénus, Nul ne les verra plus, ô pâles inhumées !

Or, des déesses quand ainsi le rêve grand, VoYAiT-on des Yeux d*or à des ardeurs soudaines Darder dans les glauqueurs et prendre un long élan D'animal suivi près : et le sauvage han Ahanait, d'égipans noirs et noueux de veines 1...

AUX TEMPS DES DIEUX l5l

Alors, alliez-vous, vierge au peplos onduleux I Quand vous passiez auprès des verdures rigides, Pleine d'émoi soudain : quand, magique et nerveux, Un arôme non mis aux pieds des grands Aïeux Moire vos plis divins d'eaux molles et livides...

Ainsi va-T-îl aux Temps«des dieux et du Mensonge, Montant aux Temples où haut s'azure à Penvi D'horizons, la verdure 1 et Vous, pour que s'allonge Son long songe, sonnez en un rêve suivi, O pipeaux I un doux rire épars dans le Mensonge De lèvre mi-surprise et de sein mi-ravi !

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