Pareils d des lions hérissant leurs crinières
pas permis de distinguer qu'Hérodote parlait d'une époque antérieure aux guerres médiques en écrivant (VI, 127): « On vit venir (à Sicyonc) Smyndirèdes, fils d'Hippocratc, qui, comme Sybarite, dont la ville Jlorissail en ce temps-là en toutes sortes de bien, ne sçavoit rien épargner quand il s'agissoit déplaisirs ». Aussi peu dignes de figurer dans la garde ont paru au poète les sauvages indiens de la lointaine Gour (première leçon) et les Sodomites ; les cinq Sodomes désignent évidemment les cinq villes détruites de la Pentapolc de Palestine, mais quel anachronisme inattendu 1 On se demande aussi à quelle suggestion obéit le poète on rcmj)laçant Gour par Chypre : les Gypriens sont du moins cités par Hérodote comme ayant fourni un contingent à l'armée de Xercès (Hérodote, \ll, 90).
i31-i36. On ne peut s'empêcher de songer à la garde impériale.
i36. Les Immortels : « Dix mille Perses d'élite... qui estoiont nommés Immortels parce que si quelqu'un mouroit de maladie ou autrement on en mettoit en mesme temps un autre à sa place, et il n'y en avoit jamais moins ou plus de dix mille » (Hérodote, VII, 83).
iSg. Bannières et dragons. Il y avait des étendards dans l'armée assyrienne. Les enseignes étaient ordinairement la colombe ou l'aigle : mais la Bible mentionne des drapeaux (Isaïe, XVIII, 3). M. Fréminet rapproche du texte de V. Hugo un passage d'Arrien, Ts/vfj Ta/.-:t/.Tf (XXXI) oià il est question d'étendards scythes qui, gonflés par le vent, prennent l'aspect de dragons.
i^o. Le sérail: « Ils (les Immortels) menoient avec eux des chariots pleins de concubines avec un grand et bel équipage » (Hérodote, VII, 83).
lyS APRÈS LES DIEUX, LES ROIS.
Puis marchaient, plus pressés que l'herbe des collines,
Les eunuques, armés de longues javelines ;
Puis les bourreaux, masqués, traînant les appareils
De torture et d'angoisse, à des griffes pareils,
Et la cuve oij l'on fait bouillir l'huile et le nitre. i4&
Le Perse a la tiare et le Mède a la mitre ;
Les Dix mille, persans, mèdes, tous couronnés,
S'avançaient, fiers, ainsi que des frères aînés.
Et ces soldats mitres étaient sous la conduite
D'Alphès, qui savait tous les chemins, hors la fuite; i5o
Et devant eux couraient, libres et sans liens,
i/(3. ...portant les appareils
i46. ... et le perse a la mitre;
i42. Les eunuques proviennent eux aussi d'Hérodote (VII, 87) et il est question des javelines au chapitre 83.
1 43-1 45. Il y avait certainement des bourreaux dans l'armée de Xercès. Les fers apportés pour l'Hellespont, les coups de fouet, le supplice infligé au fils de Pylhias (VII, 37, Sg) le laissent supposer : la Bible en fait mention. Une brique émaillée représente l'un de ces bourreaux, auprès du char même du roi : il tient de la main droite un poignard et il appuie sa main droite sur la corde d'un arc ; la légende explicative le désigne sous le nom de daïku. lueur ou exécuteur : cette brique fut découverte en 1878, avant la composition des Trois Cents.
i46. « Premièrement les Perses portans un habillement de teste qu'on appelle Thiare qui est impénétrable aux coups... Les Cisneas estoient vestus de la mesme sorte sinon qu'ils portoiont des Mitres au lieu de Thiarcs. » (Hérodote, VII, 61-G2).
147. « Les premiers qui passèrent furent dix mille Perses, tous couronnez » (Hérodote, Vil, 55).
i5o. Singulière transposition: les Dix mille, dit Hérodote, étaient commandés par Hydarne. Alphès, VAloioç d'Hérodote, qui est bien en effet un chef courageux, qui ignora la fuite, commandait les Lacédémoniens : « Ceux qui se signalèrent davantage aprez luy furent deux Lacédcmoniens frères, Alphée et Maron, fils d'Orsiphante. » Hérodote, VII, 227.
i5i. « Après marchoient dix grands chevaux sacrés qu'on appelle Niséens, à cause qu'on les lire d'une plaine de Mcdie, appellée de ce nom, où l'on nourrit ces grands chevaux. » Hérodote, VII, 4o.
Ces grands chevaux sacrés qu'on nomme Nyséens.
Puis, commandés chacun par un roi satellite,
Venaient trente escadrons de cavaliers d'élite,
Tous la pique baissée à cause du roi, tous i55
Vêtus d'or sous des peaux de zèbres ou de loups;
Ces hommes étaient beaux comme l'aube sereine;
Puis des prêtres portaient le pétrin oi!i la reine
Faisait cuire le pain sans orge et sans levain ;
Huit chevaux blancs tiraient le chariot divin 160
De Jupiter, devant lequel le clairon sonne
Et dont le cocher marche à pied, vu que personne
N'a le droit de monter au char de Jupiter.
de tigres ou i56. ... sous des peaux de lions et de loups;
i58. Puis des mages
idg. ... le pain de froment sans levain ;