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■j. 3i octobre.
3. 11 faut snns doute se défier des affirmations de E. Biré au sujet de la eouariiise de V. Hugo. Cf. V. Hugo après i852, p. aSS-aSg.
INTRODUCTION. xxv
constater, c'est l'hostilité de l'Assemblée à l'égard de Paris et des idées qu'il représente. La désillusion commence ; elle est vite complète: en vain il essaie d'une réunion de son parti avec celui de Gambetta. « Je ne crois pas que mon projet de fusion ou même d'entente cordiale réussisse'.» Il est amené à abandonner les fonctions de président de la gauche radicale, et il agite avec Brisson, Rochefort et Pyat la question d'vine retraite en masse de ses collègues. 11 n'est pas suivi. Songe-t-il dès lors à se retirer avec éclat, ou sa démission, au sujet du refus de la validation de l'élection de Garibaldi, fut-elle un accident de séance, suivi d'une persistance voulue dans l'attiludc une fois prise? 11 faut avant tout penser que celte démission est un geste qui le satisfait : il y a cliez W . Hugo un état sentimental qui prédomine sur l'ambition. Il faut lui rendre cette justice: l'adversaire du régime impéi'ial qui s'exila vingt ans ne fut jamais l'homme des compromis ; il recherche les belles attitudes avec excès peutêtre, mais par noblesse d'âme aussi.
Une seconde fois les ovations de la foule parisienne vont le payer de son sacrifice, s il y a eu sacrifice. La mort de son fds Charles l'oblige à rentrer précipitamment à Paris, et les funérailles sont l'occasion d'une « ardente et sympathique » manifestation de la population parisienne. « On a jeté des fleurs sur le tombeau. La foule m'entourait. On me prenait les mains. Comme ce peuple m'aime et comme je Vaime ! »
Toute l'explication de l'attitude de V. Hugo à l'égard de la Commune est dans cette politique, dont nous venons de raconter les incidents. V. Hugo se sent lié à cette foule admiratrice ; il csconiple, pour l'avenir, son ardeur et sa sympathie.
Mais l'accueil, que lui fit la majorité dans l'Assemblée de Bordeaux lui a montré qu'actuellement Paris ne pouvait rien. L'insurrection menaçant, il juge donc prudent de se retirer à Bruxelles, où il apprend avec une sorte de soulagement qu'il n'est pas nommé membre de la Commune. « Ma nomination ne semble pas se confirmer. Tant mieux. » Il lui suffit, pour l'instant, de rester le directeur de conscience de