Cf. Notice du Groupe des Idylles, p
2. Athénée, Banquet des Savans, traduit par Lefcbvre rie Villebrune. Paris, Lamy, 1789, p. 78.
3. Léon Halévy, La Grèce tragique. Paris, i846-i86i, 3 vol. in-8,p. xxvii.
4. Abbé Barthélémy, Voyage du Jeune Anacharsis, oh. i.xix. Histoire du théâtre grec. V. Hugo possédait une éclilioa populaire du Voyage du Jeune Anacharsis, l'édition Sanson. Paris, i8a6.
5. Sur les sources de l'Amour — En Grèce, cf. Charles Lesans, Une autre imitation d'Hérodote dans la « Légende des Siècles », Revue d'Histoire littéraire de la France, janvier-mars 1906.
LA CHANSON DE SOPHOCLE A SALAMINE. 201
Mais vraiment la Grèce n'est ici qu'une cliquette. Ce n'est point sur ce ton de volupté indiscrète qu' Antigène dans Sophocle, Ipiiigcnic ou Polyxène dans Euripide expriment leur regret de mourir sans avoir connu l'amour, et, si l'on olijectc que, chez ces poètes grecs, ce sont des jeunes filles qui parlent, que l'on lise le texte du serment des Ephèbcs dans le temple d'Aglaure ; on le trouvera sans doute plus digne encore de l'épopcc.
LA CHANSON DE SOPHOCLE A SALAMINE
Me voilà, je suis un éphèbe, Mes seize ans sont cPazur baignés ; Guerre, déesse de FErèbe, Sombre guerre aux cris indignés,
Je viens à toi, la nuit est noire ! &
Puisque Xercès est le plus fort, Prends-moi pour la lutte et la gloire Et pour la tombe ; mais d'abord
Toi dont le glaive est le ministre,
Toi que l'éclair suit dans les cieux, i»
Choisis-moi de ta main sinistre
Une belle fille aux doux yeux,
Qui ne sache pas autre chose
Que rire d'un rire ingénu,
Qui soit divine, ayant la rose i&
Aux deux pointes de son sein nu,
Et ne soit pas plus importune A l'homme plein du noir destin
Titre. La cuansox grecque. La Chanson de Sophocle à Salamine ne figure ]ias dans le manuscrit.