‹ Légende des sièclesChapitre 194 sur 277 · II. Un roi sévère est bon · texte numérisé non relu

II. Un roi sévère est bon

[de fatals] ll^, ... sur d'effrayants sommets

La correction du texte ne figure pas au ms. 20. Des profondeurs sans nom et que nul n'a sondées 28. Rien nest plus effrayant, Sire, que ces descentes

12. On sait on elTot qu'avant son départ pour la troisième croisade, vers 1189, Philippe-Auguste avait délégué son autorité à quatre baillis dont les pouvoirs militaires et judiciaires étaient très étendus.

16-18. Schismes, hérésie. V. Hugo fait-il une différence bien nette entre les deux termes ? Du xi^ au xiv« siècle la papauté fut préoccupée du grand schisme d'Orient ; il y eut des tentatives de conciliation dont la dernière devait échouer définitivement en i^Sg au concile de Florence. Quant à l'hérésie, c'est apparemment celle des Templiers.

28 et sq. L'image ingénieusement suivie dans ce développement est celle d'un vol de vautours carnassiers qui s'abat sur sa proie : elle

D'instincts nouveaux parmi les foules frémissantes ; Ces chimères d'en liaut s'abattant tout à coup 25

Yolent, courent, s'en vont, reviennent, sont partout, Ouvrent les yeux fermés, fouillent les têtes pleines. Se mêlent aux esprits, se mêlent aux haleines, Blessent les dogmes saints dans l'ombre, et, fatal jeu, Frappent l'homme endormi de mille becs de feu ; 3o

Elles tentent, troublant le mystère où nous sommes, Un travail inconnu sur le cerveau des hommes, Leur ôtant quelque chose et leur donnant aussi; Quoi? c'est là votre perte et c'est là mon souci. Que font-elles? du jour, du mal? Qu'apportent-elles? 35 Un souffle, un bruit, le vent qui tombe de leurs ailes; Je l'ignore ; ici Dieu m'échappe ; mais je sai Qu'il ne nous reste rien quand elles ont passé.

Le roi Philippe écoute, et l'archevêque songe.

Et vers la papauté son bras pensif s'allonge. 4o

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