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REVUES ET JOURNAUX DE FRANGE

I. Recueil des articles citks par Le Rappel du 37 février au i^ avril 1877.

Le Journal de V. Hugo, Le Rappel, du 27 février au i^ avril 1877 reproduisit loule une série d'articles ou de fragments d'articles, signés par des critiques admirateurs de V. Hugo.

Dans un article d'annonce, PaiJ de Saint- Victor, Moniteur universel. Le Rappel proclame que la seconde Lé jen-le îles Siècles est « la continuation du du aG février plus prodigieux monument poétique que ce siècle ait jamais vu », '877.

Dans la République Française, Paul-Emile insiste sur le libre épanouissement de l'inspiration du po'te : « Depuis Cromwell, le po' te V. Hugo. — Légende des Siècles. HL d

L REVUE DE LA PRESSE

.'cril dans la sérénité du Irionaphe définitif. Il n'a plus à combattre : les digues sont ennportces et rompues, et son génie s'épanche librement. »

« Par un merveilleux privilège, constate le Siècle, notre grand poète ne vieillit point. »

C'est aussi l'avis d'Hébrard dans le Temps : « Ce recueil est aussi plein, aussi varié, aussi vivant que le précédent. Pas d'altération, pas de changement dans cette manière à la fois souple et hautaine, qui ne tient pas plus compte des obstacles que des critiques, et qui, même quand elle violente notre goût, force toujours notre admiration. »

Ce qui frappe le critique du Radical, pour qui la seconde Légenrle des Siècles est égale, sinon supcriaure à la première, c'est, avec la souplesse du génie, la forte empreinte de la personnalité : « On peut dire de la Légende des Siècles ce que V. Hugo a dit des Contemplations : c'est riiistoire d'une àme. Tour à tour terrible et charmant, enlevant le lecteur sur les plus hauts sommets de la poésie et redescendant avec lui par les chemins fleuris de l'i Jylie, le poète montre la merveilleuse souplesse de ce génie prodigieux qui semble grandir avec les années. »

Les critiques du Journal des Débats, de VIndépendance belge, de la Politique, du Peuple, de la Liberté prodiguent, sans réserve, des épithètes dithyrambiques, mais où l'emphase n'exclut pas la conviction.

Louis Ulbach dans le Télégraphe^ loue, en même temps que les puissantes qualités de l'œuvre, la sérénité conservée par le poète après tant de haines acharnées sur lui.

Le Petit Pariùcn l'appelle le penseur éternellement jeune et profond.

« Un cœur de lion qui reste un vrai cœur de père », dit la Gazette de France.

Le Constitutionnel insiste sur le succès d'argent. Le Journal de Rouen compare avec une grandiloquence naïve l'œuvre de V. Hugo « à ces fleuves du Nouveau-Monde qui traversent tout un continent. «

D'autres sont plus précis et sensibles aux qualités du style : Fourcaud, dans le Gaulois-, loue la tangue sonore et mâle du poète. « Son verbe superbe, dit le Petit Journal, a l'éclat métallique du clairon sonnant, quand il parle des héros, elle gazouillement de l'oiseau quand il caresse les tètes blondes des enfants. «

La Gironde s'avoue vaincue et « sent l'inanité des formules ordinaires de l'admiration ».

La Petite République Française, est attentive avant tout aux idées

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