‹ Légende des sièclesChapitre 21 sur 277 · I. Cf. p. LIV · texte numérisé non relu

I. Cf. p. LIV

a. Cf. p. iii.

REVUE DE LA PRESSE. li

sociales, à la protection donnée aux humbles contre les puissants : « La Légende des Siècles n'est pas seulement un chef-d'œuvre de poésie lyrique, elle est aussi une des Bibles de l'Humanité. »

Le baron Shop dans le iVational y voit l'écrasement des ennemis de V. Hugo et la plus belle défense qu'il laissera, en mourant, de sa personne : « Et les insulteurs, quelle mine feront-ils devant celte gloire jaillissant plus éclatante du tombeau et les frappant comme un soulDet en plein visage .' »

Henri de Bornier dans le Nord souligne l'aspect patriotique du recueil '.

Pierre Véron dans le Chirivari lui applique l'cpithète de titanesque : « H fallait, conclut-il, être Victor Hugo pour entasser ainsi le Pclion de la Légende sur l'Ossa de l'Inspiration. «

Henri Maret dans le Radical (ift mars) dresse la Légende des Siècles, Le Rappel épopée nationale, contre la barbarie et la tyrannie de rÂllcmaj.'nc... du 6 mars. Ce qui est certain, c'est qu'on ne dira plus que la France n'a pas d'épopée. Lorsque la troisième série de la fjgende des Siècles sera réunie aux deux autres, non seulement la France aura une épopée, mais elle aura certainement la plus vaste et la plus colossale de toutes les épopées : celle qui convenait à son génie, à celui des âges modernes, le pocme du progrès, de l'avenir, oià toutela création roule éperdue pour composer le monde nouveau. Gomme la France a pour mission l'initiative ; comme vaincue ou non, elle marche à la tète des peuples, son épopée devait êtreunchant d'avant-garde résumant le passé, illuminant le futur. El, maintenant, que la barbarie allemande s'enorgueillisse de ses victoires, que la réaction stupide croie en finir avec ses Parlementscroupions, et, à leur aide, avoir raison de la République et des revendications sociales; nous sommes pleins de confiance, ayant avec nous cette âme profonde, ce ua<es antique, cette intelligence incomparable, ce Dante qui, revenu de son voyage aux sources des choses, nous crie une fois de plus à nous et à ceu.v qui viendront après nous : « Votre chemin est le bon chemin ; votre voie est la bonne voie, et le désert que vous traverserez conduit aux régions de l'aurore. »

Jules Glarelie dans la Presse « salue cette œuvre désormais immortelle... elle fait penser, fait frémir, fait pleurer et fait espérer. »

Edmond Texier dans le Siècle ôignale le caractère de l'expression Le Rappel verbale : « V. Hugo n'encadre pas, il incruste. La phrase pleine du g mars, d'images et de tournures, de métaphores et d'antithèses va, vient, se déroule, s'agite, monte, bouillonne, on croirait qu'elle va déborder. Tout à coup elle s'arrête solidifiée dans l'épanouissement superbe du groupe d'airain, n

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