El l'effrayant charnier sous ses grilles de fer
161 ol sq. C'est l'ampliGcation d'un développement dont on trouve l'indication en haut de la dernière page du manuscrit : lune, le jour, le vent, l'été, l'hiver.
3oo APRÈS LES DIEUX, LES ROIS.
Dans rétrange épaisseur des brumes infinies 175
Semble chercher au loin ses sœurs les gémonies,
Et demander au gouffre où nul astre n'a lui
Si Josaphat sera plus sinistre que lui ;
Et toujours, au-dessus des clochers et des dômes,
Le vent lugubre joue avec tous ces fantômes, 180
Hier, demain, le jour, la nuit, l'été, l'hiver;
Et ces morts sans repos, 011 fourmille le ver
Plus que l'abeille d'or dans le creux des yeuses.
Cette agitation d'ombres mystérieuses,
L'affreux balancement de ces spectres hagards, i85
Ces crânes sans cheveux, ces sourcils sans regards.
Ce grelottement sourd de ferrailles funèbres,
Chassent dans la nuée, à travers les ténèbres.
Les purs esprits de l'aube et de l'azur, venus
Pour s'abattre au milieu des vivants inconnus, 190
Pour faire leur moisson sublime dans la foule,
Dire au peuple le mot du siècle qui s'écoule.
Et leur jeter une âme et leur apporter Dieu ;
Et l'on voit, reprenant leur vol vers le ciel bleu,
La sainte vérité, la pensée immortelle, ■ 19^
L'amour, la liberté, le droit, heurtant de l'aile
Le Louvre et son beffroi, l'église et son portail,
Fuir, blancs oiseaux, devant le sombre épouvantail.
Semble dans (inachevé) 175. Dans le passé, parmi les brumes infinies 177. ... où jamais Dieu n'a lui,
18g. Tous les esprits du ciel et de l'azur...
des deux...