‹ Légende des sièclesChapitre 211 sur 277 · Spectre ! va-t'en · texte numérisé non relu

Spectre ! va-t'en

4o-4 1. Fou, Dante : les deux idées sont déjà ironiqiiement associées <ians V Année Terrible :

L'aigle semble inutile ci ridicule aux grues ; Dante est fou.

(Juin, XV.)

!t'i. Oh ! si l'homme pouvait écouter la géhenne, Si l'on savait la langue obscure des enfers...!

(Année terrible, Avril, VIIL) ^A. Dante, va-t'en : IjC génie est repousse par la foule, qui ne le comprend pas.

La foule ironique et frivole Ignore ce qu'ils ont rêvé, Les voit sombrer dans l'étendue Et dit: « C'est une àmc perdue I »

(Année terrible. Avril, l, Les Précurseurs.) 48. 11 semble un spectre errant qui n'a plus de tanière

(Ibid., Avril, VI.)

3l6 APRÈS LES DIEUX, LES ROIS.

C'est simplement le vieux comte Félibien

Qui ne croit que le vrai, qui ne veut que le bien,

Et par qui fut fondé le collège de Sienne;

Il porte haut la tête étant une âme ancienne,

Et fait trembler ; cet homme affronte les vainqueurs ; 5»

Mais, dans l'écroulement des esprits et des cœurs.

On le hait; le meilleur semble aux lâches le pire,

Et celui qui n'a pas d'épouvante en inspire.

Qu'importe à ce passant ? Dans ce vil guet-apens.

Les uns étant gisants et les autres rampants, 6»

Les uns étant la tombe et les autres la foule.

Il est le seul debout ; il songe ; le sang coule.

Le sang fume, le sang est partout ; sombre, il va.

5i-53. Rédaction marginale remplaçant le brouillon suivant : C'est simplement le vieux docteur Félibien Qui, lorsquil eut perdu son fils, donna son bien Aux pauvres, et se fil maître d'école à Sienne.

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