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Je préfère les bois

Car je trouve, voyant les hommes que vous êtes. Plus de cœur aux rochers, moins de bêtise aux bêtes.

(^L'Année Terrible, Juillet, V, Falkenjels .')

77-79. Cf. notice p. 809, et la lettre datée dans Apres l'Exil du 28 avril 187 1, lettre ouverte adressée à Meurice cl Vacqucrie et que V. Hugo dit avoir été emprché de faire paraître à cette date dans les journaux de Paris : « Faire le mal, en le voulant faire, c'est la scélératesse ; faire le mal sans le vouloir, c'est rignorance. La Commune a la même excuse que l'Assemblée : l'ignorance. L'ignorance c'est la grande plaie publique ». Ce parti pris de tenir la balance égale entre

3l8 APRES LES DIEUX, LES ROIS.

Au fond le mal, croyant bien faire à la surface,

Vous êtes des niais broyant des ignorants,

Cette justice-là, c'est bien, je vous la rends ; 80

Je vous hais et vous plains. Mais, quoi ! quand l'empyrée

Attend du nouveau-né Féclosion sacrée.

Quoi ! ces soldats, ces rois, sans savoir ce qu'ils font.

Touchent avec leur main sanglante au ciel profond !

Ils interrompent l'ombre ébauchant son ouvrage ! 85.

Ils veulent en fmir d'un coup, et dans leur rage

D'avoir bien fait justice, et d'avoir bien vaincu.

Ils vont jusqu'à tuer ce qui n'a pas vécu I

Mais, bandits, laissez donc au moins venir l'aurore !

Brutes, vous châtiez ce qui n'est pas encore I 90

La femme que voilà morte sur le pavé.

Qui cachait dans son sein l'enfant inachevé.

L'avenir, l'écheveau des jours impénétrables,

Était de droit divin parmi vous, misérables ;

Car la maternité, c'est la grande action. 9&

Sachez qu'on doit avoir la même émotion

Devant Eve portant les races inconnues

Que devant l'astre immense entrevu dans les nues ;

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