Sachez que nous avons la même émotion
les deux adversaires et de plaider non-coupable par ignorance inspire plus d'une des déclarations du poète dans l'Année Terrible :
Peuple, ces deux chaos ont tort...
(Mai, I.)
De ces deux pouvoirs dont la colère croît,
L'un a pour lui la loi, l'autre a pour lui le droit...
... Et l'ignorance égorge l'ignorance.
(Mai, IV.)
âi. Et vous plains:
Oh 1 qui que vous soyez qui voulez être maîtres Je vous plains...
LE COMTE FÉLIBIEN. 3ig
Sachez-le, meurtriers ! les respects sont pareils
Pour la femme et le ciel, l'abîme des soleils loo
Etant continué par le ventre des mères.
Rois, le vrai c'est l'enfant ; vous êtes des chimères.
Ah I maudits! Mais voyons, réfléchissez un peu.
Crime inouï ! l'enfant arrive en un milieu
Ignoré, parmi nous, il sort des sphères vierges ; loS
Il quitte les soleils remplacés par vos cierges ;
Sa mère qui le sent remuer, s'attendrit;
Il n'est pas encor l'homme, il est déjà l'esprit,
Il cherche à deviner sa nouvelle patrie.
Et dans le bercement de cette rêverie ii»
Où tout l'azur divin est vaguement mêlé,
Voilà que, brusque, affreux, de mitraille étoile.
L'assassinat, au fond de ce flanc qu'on vénère.
Entre avec le fracas infâme du tonnerre.
Et se rue et s'abat, monstrueux ennemi, n»
Sur le pauvre doux être, ange encor endormi !
Qu'est-ce que ce réveil sans nom, et cette tombe