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Qu'est-ce que ce réveil ! [Qu'est-ce que] cette tombe

I02. Cf. ce que disait trois mois auparavant V. Hugo dans son manifeste du 29 août, notice p. 3o8.

io5 et sq. L'idée de l'origine divine et sacrée do l'enfant so retrouve à plusieurs reprises dans l'Art d'être Grand-pere :

Car vous étiez hier, o doux parleurs étranges, Les interlocuteurs des astres et des anges.

En vous rien n'est mauvais Vous m'apportez, à moi sur qui gronde la nue, On ne sait quel rayon de l'aurore inconnue; Vous en venez, j'y vais.

(Le Syllabtts, 3i mai.) Dans Mariée et Mire il appellera Jeanne : Cette aube encor pleine d'étoiles.

(16 juin 1875.)

Ouverte par l'orfraie horrible à la colombe 1

Ah ! prêtres, qu'a domptés César, vous qu'à leurs pHs

Toutes les actions des grands ont assouplis, 120

Vous qui leur amenez chez eux cette servante,

La prière, et mettez le Te Deum en vente.

Vous qui montrez devant les rois le Tout-Puissant

Agenouillé, lavant les pavés teints de sang.

Vous qui pourtant parfois, fronts chauves, barbes grises,

Avez des tremblements dans vos mornes églises

Et sentez que la tombe est peut-être un cachot.

Prêtres, que pensez-vous qui se passe là-haut,

II 9-1 24 Même idée dans la pièce des Années funestes, citée en partie, plus haut, aux vers 17-20 :

J'étais dans une église et j'entendis un homme, Vêtu du vêtement des ténèbres de Rome, Qui disait : « Bénissons César dans le saint lieu. La vérité qu'il tue était due à l'abîme, Peuple, et la main du prince a frappé la victime Que lui montrait le doigt de Dieu »...

Sache, ô prêtre, et toi, juge, apprends qu'il est infâme De mettre la louange à la place du blâme. Et que, lorsqu'un massacre a souillé la cité. On est, ô vils flatteurs agenouillés dans l'ombre Plus hideux pour avoir lavé ce pavé sombre Que pour l'avoir ensanglanté. -

A ceux qui approuvent la victoire sanglante du gouvernement régulier sur la Commune, V. Hugo fait, et dans les mêmes termes, les reproches qu'il faisait aux applaudisseurs du Coup d'Etat.

122. Allusion aux services religieux célébrés en fin mai 1871. Lissagaray est plus violent encore : « Le 28 mai, les prêtres, ces grands consécraleurs d'assassinats, célébrèrent un service solennel devant l'assemblée tout entière. Cinq jours auparavant, les évêques, conduits par le cardinal de Bonnechose, avaient demandé à M. Thicrs de rétablir le pape dans ses États. Le Gesîi s'avançait maître de la victoire, et, sur le fier écusson de Paris, effaçant la nef d'espérance, plaquait le sanglant Sacré-Cœur », Histoire de la Commune de 187 1, p. 394-95.

LE COMTE FÉLIBIExX. 321

Dans Tabîme du vrai sans fond, dans le mystère, Dans le sombre équilibre ignoré, quand la terre i3o

Sinistre, renvoyant l'innocence au ciel bleu, Jette une petite âme épouvantée à Dieu !

Date du ms. : i8 novembre 1876.

NOTICE

Le poème intitulé Quelqu'un met le holà a été achevé le i8 octobre 1876 1.

Quelqu'un met le holà est la contamination de deux thèmes d'inspiration largement développés parle poète dans les œuvres précédentes : l'indignité des rois dans la société et la grandeur des lions dans la nature.

Non seulement les invectives contre les tvrans remplissent les Châtiments et la première Légende des Siècles, mais elles se retrouvent sous une forme plus mordante dans le Théâtre en Liberté, et notamment dans Manqeront-ils? achevé en janvier 1867. L'effronterie spirituelle d'Aïrolo devait avoir sa place dans la Légende des Siècles. Après avoir composé en 1873 puis en juin 1874 les divers développements réunis sous le titre de Aux Rois dans la Légende des Siècles de i883, V. Hugo avait puisé le 4 juillet 187^ les éléments d'un nouveau développement dans le reliquat des arlequinades du héros de Mangeront-ils ?

Je suis un conquérant de liards dans les poches. Mais j'ai l'honnêteté des bonnes vieilles roches 2 ;

1. Dans le manuscrit, 1876 surcharge 1875. Mais rien n'autorise à tenir un compte particuHer de la date de iSyô, qui peut être une simple erreur de plume. Au reste, Quelqu'un met le holà ne faisant allusion à aucun événement précis, et le développement étant d'ordre général, il importe peu que le poème ait été écrit en 1876 ou en 1876. L'état d'esprit du poète n'a pas varié à cette date.

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