Vous faites en parlant
3. Comme nous l'avons dit plus haut, il y a dans ce poème de Quelqu'un met le holà d'évidents souvenirs de l'Epopée du Lion, composée deux ans auparavant. Non seulement l'inspiration générale, mais le détail en témoignent : Nous couchons sur la pierre rappelle :
C'était l'antre où vivait L'énorme bête ayant le rocher pour chevet.
Epopée du Lion, I, Le Paladin.
27 septembre 187^.
4- Cf. dans Cromwell (acte IV, scène xiv) l'évocation de l'armée <le Sennacliérib :
Le pêcheur apprêtant sa barque de roseaux Croyait entendre au loin le brait des grandes eaux.
L'expression est d'origine biblique ; on lit dans la bible de Sacy : « Le bruit que je leur entendois faire de leurs ailes étoit comme le bruit des plus grandes eaux. . . et comme le bruit de toute une armée. » Ezéchiel, I, 24. Cf. Ibid., XLIII, a.
Mais elles ont la fauve et sombre chasteté. La nuit perfide a beau regarder de côté, Elle a peur devant nous, et la terreur la gagne Quand nous questionnons sur l'ombre la montagne ; Vous, elle vous méprise, et nous, elle nous craint. i5
Rois, vous croyez avoir le monde, humble et contraint; Mais c'est nous qui l'avons. La forêt nous encense. Rois, nous sommes la faim, la soif, et la puissance ; Pour manger les agneaux et pour manger les loups Nos mâchoires font plus de besogne que vous ; 20
Vous disparaîtriez, ô princes, que nos gueules Sauraient bien dévorer les hommes toutes seules ; Chacun de nous au fond de sa caverne est roi ; Et nous tenons ce sceptre en nos pattes, l'effroi. Rois, l'échevèlement que notre tête épaisse 2'>
ia-17. Rédaction marginale remplaçant ces deux vers : Rois, vous croyez avoir la terre en vérité. Mais c'est noas qui l'avons ! c'est nous que l'ombre encense. [suspecte]
n. La nuit, ce sphinx, a beau...