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Addition marginale

i65. Apre : ce fut le premier mol de V. Hugo arrivant en Espagne: « Je suis on Espagne: la nature est magnifique... âpre comme il faut aux voleurs. » Mais il n'est pas question ici du peuple et de sa noblesse d'attitude. « Une peuplade de gentilshommes en haillons «, dit lui-même V. Hugo dans le chapitre Leso.

166. Reprise d'une formule dont V. Hugo s'est servi, au cours de son voyage, pour exprimer une idée différente : « On se demande comment l'homme a pu faire pour extraire de tant de richesses, tant de misères, » La Cabane dans la Montagne. Note des Albums. Pyrénées, édit. Ollendorf, p. /joS.

167-172. Les Gitanos ont retenu l'altention de tous les voyageurs en Espagne. Nous ne renverrons ici qu'aux deux auteurs indubitaljlement connus et lus par V. Hugo et dont il conservait les volumes dans sa bibliothèque : aux deux pages si colorées que Th. Gautier consacre à la grâce et à la beauté des filles d'Egypte en Espagne dans Tra los Montes, i8/i3 : « Malgré leurs haillons, leur saleté et leurs misères, conclut-il, elles semblent avoir conscience de leur race vierge de tout mélange », puis à l'étude de Taylor dans Les Pyrénées qui parurent en i843, l'année même du voyage de V. Hugo en Biscaye et en Navarre. Dans cette étude sur les Gitanos, pp. 269- 278, Taylor signale les différentes dénominations employées ici par V. Hugo : « On les appelle Egyptiens en France, Gypsies en Angleterre,... les Zingari des Italiens », p. 372.

La fleur s'ofTre aux gypsis errantes dans ces landes, Car, fille du fumier, elle est sœur du haillon. 170

Là, tout est rude; août flambloie et janvier gèle; Le zingaro regarde, en venant boire aux puits, Les ronds mouilles que font les seaux sur la margelle, Tout cercle étant la forme effrayante des nuits.

Là, dans les grès hideux, Termite fait sa grotte. i-'>

Lieux tristes ! le boucher y vient trois fois par an ; Le grelot des moutons y semble la marotte Dont Tanimal, fou sombre, amuse Dieu tyran.

Peu d'herbe ; les brebis paissent exténuées ;

Le pâtre a tout l'hiver sur son toit de roseaux i?o

Le bouleversement farouche des nuées

Quand les hydres de pluie ouvrent leurs noirs naseaux.

1G9. Le ms. orthographie : gipsvs.

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