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Là, les maigres brebis

l8a. Quand les hydres de l'ombre...

172-174. Ces vers évoquent l'idée d'une interprétation de fig\ires cabalistiques : c'est une allusion aux pratiques de magie des gitanos.

175. Les aspects variés des collines et dos montagnes de grès en Espagne ont hanté l'imagination de V. Hugo. Cf. dans Pyrénées. ch. Pasayes : « Dans le grand drame du paysage, [le grès] joue le rôle fantasque... » et là, parmi les visions qu'évoque le voyageur halluciné, le grès devient lui-même l'ermite : « C'est un ermite encapuchonné au sommet d'un roc inaccessible... les bras étendus, qui, selon que le ciel est bleu ou orageux, semble bénir la mer ou avertir les matelots. «

177. Presque tous les traits de ce tableau sont des souvenirs de voyage. Cf. dans Pasages : « Les créneaux de la montagne découpent leurs ombres sur un champ roux où paissent des moutons. »

Y. Hugo, — Légende des Siècles. HI. aS

354 LE GID EXILÉ.

Ces hommes sont vaillants. Ames de candeur pleines, Leur regard est souvent fauve, jamais moqueur ; Rien ne gène le souffle immense dans les plaines ; iS5

La liberté du vent leur passe dans le cœur.

Leurs filles qui s'en vont laver aux cressonnières, Plongent leur jambe rose au courant des ruisseaux ; On ne sait, en entrant dans leurs malsons tanières, Si l'on voit des enfants ou bien des lionceaux. 190

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