S'enfoncent à mi-jambe
189- 190. Sont dans leur rjaielé pure et leurs vives manières Si belles qu'elles font becqueter les oiseaux.
i83. Les comparaisons des aspects de la nature avec l'hydre sont «les plus nombreuses chez V. Hugo. Les nuages, le ciel, la mer, les torrents, les orages provoquent à maintes reprises jjour lui cette image. Cf. Iluguet, Le sens de la Jorine dans les métaphores chez V. Hugo : voir à la table le mot : Hydre.
187-190. Cf. dans Pyrénées, au chapitre intitulé Pasages : « Le sentier passe à quelque distance du parapet, dont il est séparé par une large et fraîche pelouse de cresson... Trois femmes les jambes dans l'eau jusqu'aux genoux lavent leur linge. » Les laveuses espagnoles ont réveillé chez le voyageur les agréables souvenirs de la Marne à Créteil ; les bateleras de Pasages ne lui avaient pas laissé de moins vives impressions : il conserva dans son album un souvenir venu de l'une d'elles, un billet ainsi conçu : « Bueno para un beso que dare al senor que me tracra este papel. Manuela Benluraz la Calalanaz batelcra de Pasages, nueba de agosto mil ocho sientos cuereta i très ». La signature et la date sont seules de l'écriture de la baielera, le texte (le la promesse est de l'écriture de V. Hugo. L'intérêt que le voyageur portait aux jambes roses des bateleras l'incila-t-il à rechercher dans les Mémoires de Madame d'AuInoy, qu'il venait de mettre à profit pour Ruy Blas (i838), l'éloge que celle-ci faisait de ces belles filles. « Nos bateaux, dit Madame d'Aulnoy, étaient conduits par des filles d'une habileté et d'une gentillesse charmante... Ces filles sont grandes, leur taille est fine... elles nagent comme des poissons... je n'ai jamais vu plus grand air de gaieté que celui qui paraît sur leur visage. Quand on irritait ces jeunes biscayennes, elles étaient plus farouches et plus à craindre que des petits lions. » Madame d'Aulnoy dit des petits lions, V. Hugo des lionceaux : la rencontre ne semble pas fortuite.
"Voisins du bon proscrit, ils labourent, ils sèment, A l'ombre de la tour du preux Gampéador ; •Contents de leur ciel bleu, pauvres, libres, ils aiment Le Gid plus que le roi, le soleil plus que l'or.
Ils récoltent au bas des monts, comme en Provence, 195 Du vin qu'ils font vieillir dans des outres de peau ; Le fisc, quand il leur fait payer leur redevance. Leur fait l'effet du roi qui leur tend son chapeau.
Les rayons du grand Gid sur leurs toits se répandent ; Il est l'auguste ami du chaume et du grabat ; aoo
Gar avec les héros les laboureurs s'entendent ; L'épée a sa moisson, le soc a son combat.
La charrue est de fer comme les pertuisanes ;
Les victoires, sortant du champ et du halher.
Parlent aux campagnards étant des paysannes, 3o5
Et font le peuple avec la gloire familier.
Ils content que parfois ce grand Gid les arrête,
Les fait entrer chez lui, les nomme par leur nom.
Et que, lorsqu'à l'étable ils attachent leur bête,
Babieça n'est pas hautaine pour l'ânon. aïo
Aatour igi. T assaux du bon proscrit...