au roi Jayme le Roux
822. Le Romancero espagnol et lo Poème du Cid ne prêtent point à Ruy Diaz une expression de mépris aussi nettement formulée. Dans sou Romancero. V. Hugo avait mieux gardé la note réelle : la fierté du héros n'empiétait pas aussi brusquement sur le respect gardé par le vassal au roi.
Date delà pièce : 11 février iSSg.
WELF
CASTELLAN D'OSBOR
WELF, GASTELLAN D OSBOR
NOTICE
Le poème de Welf, castellun d'Osbor, a été écrit le i4 juillet 1869, et la date même du i^ juillet n'est pas sans intérêt, puisque ce poème est une protestation en faveur de la liberté contre la tyrannie '.
Le personnage de Welf est le porto-parole de Y. Hugo: il se meut dans le cadre historique du moyen âge, avec les attitudes du proscrit de Guernescy, il en a les idées, les sentiments et les goûts, et les circonstances même de l'action ne sont qu'une transposition des événements de la vie de V. Hugo en i86g. Sans aucun doute, on devine ^ . Hugo dans presque tous les grands héros opprimés et défenseurs du droit qui apparaissent dans la Légende des Siècles : il a mis de lui-même, et sans réserve presque, dans le Cid, dans Masferrer, dans don Fabrice ; mais cette façon de se peindre dans les protagonistes de son épopée se précise et s'enhardit à mesure cpie le poète avance en âge 2. Le voile devient de plus en plus transparent après 1809 : un des portraits les plus curieux que V. Hugo ait faits de lui-même a été écrit en 1866, trois ans avant WelJ : c'est celui de lord Clancharlie dans V Homme qui Rit^. Là, le proscrit de Gucrnesey ramasse et transcrit en petites phrases courtes, d'allure prud'hommesque et qui semblent autant d'apliorlsmes de la bêtise bourgeoise, les propos de la foule à l'égard du pair d'Angleterre opiniâtre en son exil. On y