‹ Légende des sièclesChapitre 37 sur 277 · La blême vision 180-206. Addition mari^inale · texte numérisé non relu

La blême vision 180-206. Addition mari^inale

ment de l'Apocalypse, XVI, 17 et sq. : « Le septième ange répandit sa coupe dans l'air... Aussitôt, il se fit des éclairs, des bruits, et dos tonnerres et un grand trcmbli^ment de terre et si grand qu'il n'y en eut jamais un tel depuis que les hommes sont sur la terre. La grande ville fut divisée en trois parties et les villes des nations tombèrent.. » 17^. Cf. La Penle de la rêverie, v. i/JS. Je vis trembler leurs traits confus...

Quelque piller debout, ne soutenant plus rien ;

Tous les siècles tronqués gisaient; plus de lien ; 190

Chaque époque pendait démantelée ; aucune

iN'était sans déchirure et n'était sans lacune ;

Et partout croupissaient sur le passé détruit

Des stagnations d'ombre et des flaques de nuit.

Ce n'était plus, parmi les brouillards où l'œil plonge, igS

Que le débris difforme et chancelant d'un songe,

Ayant le vague aspect d'un pont intermittent

Qui tombe arche par arche et que le gouffre attend.

Et de toute une flotte en détresse qui sombre ;

Ressemblant à la phrase interrompue et sombre 200

Que l'ouragan, ce bègue errant sur les sommets,

Recommence toujours sans l'achever jamais.

Seulement l'avenir continuait d'éclore

Sur ces vestiges noirs qu'un pâle orient dore,

Et se levait avec un air d'astre, au milieu 2o5

D'un nuage où, sans voir de foudre, on sentait Dieu.

De l'empreinte profonde et grave qu'a laissée

penché 189. Quelque pilier tronqué igo. à) Ailleurs des siècles morls gisaient ;

6^ Tous les siècles épars igj. et (les mares de nuit

parmi les brumes igS. Ce n'était plus au fond de l'espace 201. Que le vent, béijayanl sur les profonds sommets, ao4. Sur ce passé hagard

ao6. Dun nuage blanc, pur, calme, où ion sentait Dieu. 207. El de l'empreinte étrange.,.

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