Quiconque [prie], espère
37. Elle porte an fardeau de fruits el de moissons ; /(O. ... qui [chuchottent] :
4i. Et le frais liseron dans l'herbe.
note du vers 260 du livre P"' du Lacrcce de Munro. V. lluco connaissait tout au moins les vers de Virgile :
Tum pater omnlpotens fecundis imbribus .'Ether Conjugis in greniium laeta; descendit, et omnes Maijnus alit, magno commixtus corpore, fétus.
Georçjiques, II, 323-337.
La joie de la terre au printemps est par ailleurs une idée qui revient à plusieurs reprises dans l'étude de Paul de Saint-\ ictor. Cf. Notice p. a'j et dans Hommes et Dieux, p. 36 la conclusion de l'étude : « Chaque printemps la ressuscite couronnée de fleurs. »
32-33. Bonne, grave, sévcrc, pure. Paul de Saint-Victor dit qu'cUe est maternelle, austère, chaste. Cf. Notice p. 2^ et 20.
LA TERRE. 2g
Elle ordonne aux roseaux de saluer, joyeux
Et satisfaits, l'arbre superbe ; 45
Car Téquilibre, c'est le bas aimant le haut ;
Pour que le cèdre altier soit dans son droit, il faut Le consentement du brin d'herbe.
Elle égalise tout dans la fosse; et confond
Avec les bouviers morts la poussière que font 5c
Les Césars et les Alexandres ; Elle envoie au ciel l'àme et garde l'animal ; Elle ignore, en son vaste efTacement du mal,
La différence de deux cendres.
Elle paie à chacun sa dette, au jour la nuit, 5 5
A la nuit le jour, l'herbe aux rocs, aux fleurs le fruit ;
Elle nourrit ce qu'elle crée, Et l'arbre est confiant quand l'homme est incertain ; 0 confrontation qui fait honte au destin,
0 grande nature sacrée ! 6o
Elle fut le berceau d'Adam et de Japhet,
El puis elle est leur tombe ; et c'est elle qui fait