‹ Légende des sièclesChapitre 86 sur 277 · après avoir mis [CottusJ dans l'Erèbe · texte numérisé non relu

après avoir mis [CottusJ dans l'Erèbe

Urgeri mole hac ingentemque insuper yEtnam Impositam ruptis ilammam exspirarc caminis.

{Enéide, III, 577-680.) et dans Leconle de Liste :

Encelade recule, et d'un front indompté, Il brave encore des Dieux la colère implacable ; Mais le fumant Ailna de tout son poids l'accable : Il tombe enseveli.

{Poèmes antiques, Khiron.)

186. Thor est une divinité Scandinave: c'est la raison pour laquelle V. Hugo lui choisit la Bretagne pour tombeau.

187. « Vis-à-vis de Milct, il y a l'isle Ladc, qui se sépare en deux autres petites isles, dont l'une porte le nom d'Astcrius, parce qu'Astérius y a son tombeau. 11 était fils d'A/iax que l'on dit avoir été fils de la Terre ». Pausanias cité par Banier, La Mylholo<jie, III, ili2. Le géant Anax était le héros éponyme de l'Anaktorla, dont la capitale élait Milet : Tirynthe est donc ici une fantaisie; l'imagination de V. Hugo a été sans doute entraînée par le souvenir des constructions cyclopéennes de Tirynthe.

189. Kothos. Le manuscrit de V. Hugo donne sans rature les deux formes Coltus et Kothos, l'une au-dessus de l'autre. Jupiter, dit Banier (La Mythologie, 17^4» I) 200) « relégua dans le fond du Tartare, aux extrémités de la Terre, Coltus, Gygès et Briarce. «

190. Ses cent mains : Cotlus, Gygcs et Briaréc sont des contimanes.

191. Mopse. Mopse (Chompré : Mopsus) était un Lapithc (Hésiode, Scutuin Ilerculis. v. 181), V. Hugo confond et considère comme autant oc géants et comme autant do victimes des Dieux les Titans, les Gyclopes, les Centaures et les Lapilhcs. L'ensevelissement sous

LE TITAN. lOl

Qui l'enferme ; on ne peut espérer que jamais

Dans ces caves du monde aucun souffle ranime

Rhœtus, Porphyrion, Mcgatlas, Evonyme;

Couché de tout son long sous le haut mont Liban, up

Titlis souffre, et, saisi par Notus, vil forban,

Scrops flotte sous Délos, File errante et funeste ;

Dronte est muré sons Delphe et Mimas sous Prœneste ;

Tillis saigne 194. Cœbès râle et, captif de Notus,

iç)8. Ms. : Bronte. Dronte est une correction sur épreuve de V. Hugo lui-même.

Le vers 198 est suivi dans le manuscrit de ces six vers bilTés :

Lié sous le volcan Liparis, noir récif

Andes esl au milieu de la flamme pensif.

O sombre écroulement

O morne accablement, dispersion fatale.

Et tous les innocents condamnés ? et Tantale

Actéon, Prométhée, Orphée ! Infâmes Dieux !

l'Athos est une fantaisie. Banier (La Mythologie, VI, Sgi) cite aussi le Mopsus d'Hésiode, Mopsus Ampycides, et dit qu'il était devin.

19/i. Rhœtus, l'un des Centaures cités par Chompré, Art. Cau.mas. Porphyrion : « un des géants qui firent la guerre aux Dieu.K «. Banier (La Mythologie. III, 178); CL Virgile Géorg. II, l\5Q. Megatlas : sans doute pour Megatas ou Megathas, avec l'influence du souvenir d'Atlas. Megatas est un Titan, dont on retrouve le nom dans une inscription de Sparte, entre celui de Creios et celui do Skopelos.

Evonyme : Noël « Eoonymus, fils de Cœlus et de la Terre, qui donna son nom à l'une des tribus d'Athènes. »

196. Titlis, proposé en marge du manuscrit pour remplacer, semble-t-ii, Titée (cf. note du vers 17^). C'est le nom d'une montagne de la Suisse centrale. Dans l'imagination de V. Ilugo toute montagne porte le nom d'un géant enseveli sous elle. Cf. Notice, p.53.

197. Scrops, nom forgé par V. Hugo. Claudicn dans la Giganlomachie raconte que Porphyrion essaya d'arracher Délos pour la lancer contre les Dieux.

198. Dronte pour Bronte : c'est le nom francisé du Cvclope connu. — Mimas, Chompré Art. Mimas renvoie à Horace et dit simplement que Mimas est un « géant que Jupiter foudroya ». Prœneste, située dans la campagne romaine à une faible altitude, n'évoque guère pour nous l'idée d'une montagne : mais l'idée peut provenir de la lecture

Gœbès, Géreste, Andes, Béor, Gédalion, Jax, qui dormait le jour ainsi que le lion, aoc

Tous ces êtres plus grands que des monts, sont esclaves, Les uns sous des glaciers, les autres sous des laves, Dans on ne sait quel lâche enfer fastidieux ;

igg. Gereste, Andes, le vaste et doux Cédalion Titlis, Gereste, Andes, Béhor, Cédalion.

neuf 2o3. Le vers 2o3 est suivi de ces six vers biffés :

Et Phorcys, Prométliée, Orphée ! infâmes dieux

punis Que d'innocents frappes ! et qu'est-ce qu'a fait Tantale ? Gès porte l'affreux poids de l'Egypte fatale. Lié sous le volcan Liparis dur récif, Typhlops est au milieu de la flamme pensif. Que faire ? écroulement colossal, chute immense ! On rit. Tant de victoire a droit à la démence. Tous les titans, Stellos, Talemon, Ecmonide, Gès dont l'œil bleu faisait reculer l'euménide.

de Moreri, qui, parlant du temple célèbre de la Fortune à Prœncste, dit : « On voit encore sur une montagne plusieurs restes de ce temple et de cette ville que le pape Boniface VHI fit détruire et la fit rebâtir au pié de la même montagne. » D'autre part Virgile attribue la fondation de Prénesto à un fils de Vulcain :

Nec Prœnestinas fundator defuit urbis, Vulcano gonitum pecora inter agrestia regem Inventumque focis omnis quom credidit œtas CïECulus.

(Virgile, Enéide. VU, 678.)

109. Cœbes. Nous entrons en pleine fantaisie : on ne connaît sous ce nom qu'un disciple de Socrate.

Géresle. « Gyclope sur le tombeau duquel les Athéniens immolèrent les filles d'Hyacinthe pour être délivrés de la peste. » Noël, Art. Gerestus.

Andes, un des fils de Cœlus et de la Terre, d'après Noël.

Beor, roi de Dinhaba (Genèse, XXXVI, Sa). Dinhaba est située dans le pays de Moab oià vivait une race de géants, les Emim.

Cvdalion. « Cyclopc que Vulcain donna pour guide à Orion, lorsqu'Œnopion lui eut crevé les yeux. » Noël, Art. Cédalion. Banier, dans sa Mytholorjie, raconte longuement l'histoire d'Orion sans parler de Cédalion (VIII, 52).

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