LE DEDANS DE LA TERRE
Pas un rayon de jour ; nul souffle aérien ;
Des fentes dans la nuit ; il rampe. Après des caves 3o5
Où gronde un gonflement de soufres et de laves,
Il traverse des eaux hideuses ; mais que font
L'onde et la flamme et Tombre à qui cherche le fond,
Le dénouement, la fin, la liberté, l'issue?
Son crâne est son levier, sa main est sa massue; 3io
Plongeur de l'Ignoré, crispant ses bras noueux.
Il écarte des tas d'obstacles monstrueux.
Il perce du chaos les pâles casemates ;
11 est couvert de sang, de fange, de stigmates ;
Comme, ainsi formidable, il plairait à Vénus ! 3i5
La pierre âpre et cruelle écorche ses flancs nus.
Et sur son corps, criblé par l'éclair sanguinaire,
Rouvre la cicatrice énorme du tonnerre.
Glissement colossal sous l'amoncellement
Delà nuit, du granit affreux, de l'élément! 3^0
3o3. Les jHonlagnes n'ayant