LÉGENDE CANADIENNE
Parmi les nombreux personnages groupés autour'de
âtre brûlant de l'immense cheminée était un vieillard qui paraissait accablé sous le poids des ans. Assis sur
n banc très bas, il tenait un bâton, à deux mains, sur Del il appuyak sa tête chauve. Il n’était nullement’
écessaire d’avoir remarqué la besace près de lui pour
e classer parmi les mendiants. Autant qu’il était pos= a» d'en jugèr' dans cette attitude, cèt homme devait
‘de la plus haute stature. Lemaître du logis l'avait Éheient sollicité de prendre place parmi les convivés ;
n'avait répondu à ses vives sollicitations qué par un purire amer et:em montrant du doigt sa besace. « C'est
n homme qui fait quelques grandes pénitences , avait
nr us en rentrant dans'sä chambre à souper, car,
é mes offres’, il n'a voulu manger que du pain. »’ était dont'avec uñ certain respect que l’on regardait e ‘vicillavd, qui semblait absotbé dans ses pensées. La nvérsation s'engagea néanmoins, et Amand eut soin de
à faire tourner sur son sujet favori. « Oui, Messieurs!
écria-t-il, le génie et surtout les livres n’ont pas été: phnés à l'homme inutilement! Avec les livres’ on peut voquer’ les esprits de l’autre monde, le diable même.»
as inerédules secouèrent la tête , et‘le vieillärd puya fortement la sienne sur son bâton.
«€ Moi-même, réprit Amand, il y a énviron' sit:
ndts, j'ai va le diable sous la forme d’un cocher: »
(1) Cette légénde estextraite du roman de M. de os bee ence d'un livre,