LA MONTAGNE DU GÉANT
— C'est sans doute, dit-il, le démon de la chasse qui sort de la forêt.
Mais la nuit était si noire, qu'il ne vit rien; seulement il entendait le bruit des marteaux, le cliquetis des pioches, le roulement des brouettes et les voix confuses des travailleurs. C'était un vacarme sourd et un immense bourdonnement, comme si cent mille hommes actifs, pressés, haletants, eussent été rassemblés là.
Il poussa un nouvel éclat de rire : — Huysteen est ibu, s'écria-t-il ; il a entrepris le chemin.
Il referma la fenêtre, car le vent venait d'éteindre la lampe. Hélène ne put prendre aucun repos. Aux premiers rayons de l'aurore, elle courut à la verrière. Quelle fut sa surprise et sa joie, en vovant devant le manoir une ma unifique porte de pierre (steenpoort)! elle poussa un cri si retentissant, que le géant accourut.
En ce moment, le chevalier Hans de Huysteen parut à cheval sous le portique, conduisant à la main un élégant palefroi pour Hélène. Tout ce que le géant avait demandé était fait.
11 embrassa le chevalier, qui, ce jour-là même, heureux époux d'Hélène, tint fidèlement parole
nu petit homme à cheveux blancs. Il devint puissamment riche. Cent ans plus tard, un de ses descendants, sire Rodolphe dcHuysteen, qui fut chef des deux grandes familles patriciennes de Huysteen et de Steenhuys, établit pour la première fois, en l'honneur du commerce, la procession de rOmméganek , que Jean Ier, duc de Brabant, remit en vogue au treizième siècle.
R.SCÏTJ DU KOYEN-AGE
Les poètes sont des charmeurs.
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1 34 LÉCESDE
grand magicien celui qui ne fut qu'un grand poète. Est-ce à cause de l'admiration qu'il inspira? Est-ce à cause de sa quatrième églogue, qui roule sur une prophétie de la naissance de Jésus-Christ? X'est-ce pas pour l'aventure d'Aristée et les descriptions magiques du sixième livre de Y Enéide? Des savants l'ont pensé. Mais Gervais de Tilbury, Vincent de Beau vais, le poète Adenès, Alexandre Neeckam, Gratian du Pont, Gauthier de Metz et cent autres racontent de lui de prodigieuses aventures, qui semblent une page arrachée aux récits surprenants des Mille et une Nuits.
Nous crovons avoir trouvé l'origine de cette légende surnaturelle. De même qu'on a confondu le docteur Faust, ce grand magicien, avec l'inventeur de l'imprimerie ; de même on a pu mêler un contemporain de Peppin-le-Bref, Virgile, évêque de Salzburg, avec le poète de la cour d'Auguste. Ce qui nous paraît de nature à consolider notre assertion, c'est que les légendaires font du beau, de l'élégant Virgile, un petit homme bossu; or, l'évêque Virgile était contrefait ; il avait beaucoup d'esprit : né en Irlande
selon les uns, dans les Ardennes selon les autres, il parvint par son seul mérite à la haute dignité de l'épiscopat. Ce fut lui qui soutint qu'il y avait des antipodes,, et, comme il s'occupait d'astronomie et de sciences physiques, il laissa un renom de sorcier profondément attaché à sa mémoire. Le savant évêque portait le même nom que le grand poète; on a pu faire des deux un seul homme ; le temps s'est chargé du reste. Une raison encore de ce que nous disons, c'est qu'une des légendes de l'auteur de Y Enéide est intitulée : les Faits merveilleux de Virgile, fils d'un chevalier des Ardennes ; cette légende est celle qui présente le plus de choses extraordinaires.
Nous allons rassembler ici un précis de cette légende bizarre, qui était de l'histoire pour nos pères, il y a cinq cents ans. Elle avait encore tant de croyants au dix-septième siècle, que Gabriel Naudé, dans son Apologie pour les grands personnages accusés de magie, se crut obligé de la réfuter sérieus3ment. Elle est toujours vivace à Xaples, où le peuple en raconte des lambeaux avec bonne foi.
Virgile, suivant les traditions historiques, na-
quit à Andes, petit village près de Mantoue, Tan de Rome 684, soixante^-dix ans avant Jésus- Christ. Suivant les autorités du onzième et du douzième siècle, on ne peut pas fixer exactement le lieu de sa naissance. Mais presque tous les légendaires s'accordent à dire qu'il était fils d'un vaillant chevalier, aussi hahile magicien qur, redoutahle homme de guerre.
La naissance de Virgile fut annoncée par un tremblement de terre qui ébranla tout; et quelques-uns l'expliquent en disant que le chevalier dont il était fils n'était autre chose qu'un démon incube ; tels furent le père de l'enchanteur Mer lin et le père de Robert-le-Diable.
Comme le petit enfant se montra, dès ses plus tendres années, subtil et ingénieux, ses parents l'envoyèrent à l'école, où il apprit toutes les sciences alors connues. Quand il fut devenu grand, un jour qu'il se promenait seul à l'écart, songeant à sa mère devenue veuve ( car le chevalier de qui il tenait le jour avait disparu, sans que l'on sût où il était allé ), il entra dans une grotte profonde, creusée au pied d'un vieux rocher. Malgré l'obscurité complète, il s'avança
jusqu'au fond. Il entendit une voix qui l'appelait; il regarda autour de lui; et, dans les ténèbres qui l'entouraient, il ne vit rien. Mais la voix, se faisant entendre de nouveau, lui dit :
— Ne vois-tu pas devant toi cette pierre qui bouche une étroite ouverture?
Virgile la heurta du pied et répondit:
— Je crois la voir en effet.
— Ote-la, reprit la voix, et laisse-moi sortir.
— Mais qui es-tu, toi qui me parles ainsi ?
— Je suis le diable, qu'une main puissante a enfermé ici jusqu'au jugement dernier, à moins qu'un homme vierge ne me délivre. Si tu me tires d'ici, comme tu le peux, je t'apprendrai la masie; tu seras maître de toutes les richesses de la terre, et nul être ne sera aussi puissant que toi.
— Apprends-moi d'abord la magie et le secret de tous les livres occultes, dit l'écolier; après cela, j'ôterai la pierre.
Le diable s'exécuta de bonne grâce. Eu moins d'une heure, Virgile devint le plus savant homme du monde et le plus habile magicien. Quand il sut tout C3 qu'il voulait, il poussa la pierre ave(3
son pied; et, par l'ouverture, qui n'était pas plus large que les deux mains, il sortit dans une fumée blanche un très gros homme, qui à l'instant se mit debout, en disant :
— Ouf î c'est bon d'être libre.
Le jeune adepte ne comprit pas d'abord qu'un corps si énorme eût pu passer par une ouverture si étroite.
— Il n'est pas possible, dit-il, que tu aies passé par ce trou.
— Cela est vrai cependant, dit le diable.
— Tu n'y repasserais pas assurément !
— J'y repasserais le plus aisément du monde.
— Je gage que non î
Le diable piqué \oulut le convaincre. 11 rentra dans la petite ouverture. Aussitôt Virgileremit la pierre; et le prisonnier eut beau prier; l'écolier s'en alla, le laissant dans son obscur cachot.
En sortant de la caverne, Virgile se trouvait un tout autre homme. 11 apprit par son art magique qu'un courtisan de l'empereur avait dépouillé sa mère de son château, que l'empereur refusait de le lui faire rendre, et qu'elle gémissait
dans la misère. Il lui envoya aussitôt quatre mulets chargés d'or, et, n'ayant plus besoin d'étudier, il se mit en route pour Rome. Beaucoup d'écoliers ses amis voulurent le suivre. Il embrassa sa mère, qu'il n'avait pas vue depuis douze ans. Il combla de richesses tous ceux de ses parents qui avaient aidé la veuve dépouillée; c'étaient, selon l'usage, les plus pauvres.
Lorsque vint l'époque où l'empereur distribuait des terres aux citoyens, Virgile se présenta devant lui; l'ayant salué, il lui redemanda le domaine dont sa mère avait été injustement dépossédée. L'empereur, après avoir entendu ses conseillers, dont l'un possédait le château delà veuve, répondit qu'il ne pouvait faire droit à la requête. Virgile se retira en jurant qu'il se vengerait. Le temps des moissons approchait; par son pouvoir magique, il fit enlever et transporter chez lui et chez ses amis tout ce qui pouvait se recueillir sur les terres qu'on lui avait confisquées.
Ce prodige causa une vive rumeur. On savait la puissance de Virgile; on le voyait logé en prince dans un vaste et magnifique château, et
entouré de tant de serviteurs, qu'on eût pu en faire une armée.
— C'est le magicien qui a fait cela, dirent les courtisans.
— Il faut l'aller combattre, dit l'empereur. Et suivi de bonnes troupes, il marcha droit
au château de Virgile, se proposant de le détruire et de jeter son maître dans une dure prison.
Dès que Virgile aperçut les bataillons qui venaient l'assiéger, il appela son art à son secours. D'abord il enveloppa son château d'un brouillard si épais et si fétide, que l'empereur et les siens ne purent avancer plus loin. Ensuite, au moyen de certains miroirs merveilleux, il fascina tellement les yeux des soldats, qu'ils se croyaient tous environnés d'eau agitée et prêts à être engloutis.
L'empereur avait auprès de lui un nécromancien très habile, et qui passait pour le plus savant homme dans la science des enchantements. On le fit venir. Il prétendit qu'il allait détruire les prestiges de Virgile et rendormir lui-même. Mais "\ irgile, qui se cachait à quelques pas dans
le brouillard, entendit ces paroles; et à l'instant, par un nouveau charme qui fut très prompt, il frappa tout le inonde d'une immobilité si parfaite, que l'empereur et son magicien lui-même semblaient changés en statues.
— Comment nous tireras-tu de là? grommela le prince, sans conserver même la puissance de froncer le sourcil.
— Il n'y a que Virgile qui le puisse, répondit tristement le nécromancien.
On proposa donc la paix. Aussitôt le philosophe parut devant l'empereur. 11 exigea qu'on lui rendît l'héritage de son père; que l'étendue en fût doublée aux dépens des conseillers du prince, et qu'il fût admis désormais au conseil. Le César consentit à tout. Aussitôt les enchantements s'évanouirent; Virgile reçut l'empereur dans son château et le traita avec une magnificence inouïe.
L'empereur, devenu l'ami de Virgile, lui demanda, puisqu'il était si savant et qu'il maîtrisait la nature, de lui faire un charme au moyen duquel il pût savoir toujours si l'une des nations soumises songeait à se révolter.
— Par là, dit-il, je préviendrai toutes les guerres et je régnerai tranquille.
Le philosophe fit une grande statue de pierre, qu'il appela Rome, et qu'il plaça au Capitole; puis il prit la principale idole de chacune des nations vaincues, dans le temple où les RomaiDs recevaient tous les diçux; il les rassembla toutes et les rangea autour de la grande statue, leur mettant à chacune une trompette à la main. Dès lors, aussitôt qu'une des nations soumises pensait à se révolter, l'idole qui la représentait s'agitait, se tournait vers la statue de Rome, et sonnait de sa trompette d'une manière terrible. L'empereur, ainsi prévenu, envoyait des troupes qui arrivaient toujours à temps. On appela ce talisman la salvation de Rome.
Virgile avait conçu pour Naples une grande tendresse; il habitait souvent cette ville riante, que même selon quelques-uns des légendaires il avait fondée et bâtie. Pendant un été très chaud, de grosses mouches se répandirent dans la ville, et se jetant sur les boucheries empoisonnèrent les viandes. Le philosophe, pour arrêter ce fléau, mit sur l'une des portes de Naples une grosse
mouche d'airain qui, durant l'espace de huit ans qu'elle y demeura, empêcha qu'aucune mouche vivante entrât dans la ville.
On trouve dans les vieux récits beaucoup de talismans de cette espèce. Saint Loup n'en eut pas besoin pour préserver de l'invasion des mouches les boucheries publiques de Troyes en Champagne, où en effet les dispositions des courants d'air empêchent qu'elles ne puissent pénétrer, tandis qu'on les voit par myriades aux portes. Fusil assure que, dans la grande boucherie de Tolède, il n'entrait, de son temps, qu'une seule mouche dans toute l'année. Bodin conte dans sa Démonomanie qu'il n'y a pas une seule mouche au palais de Venise ; mais s'il en est ainsi, ajoute-t-il, c'est qu'il y a quelque phylactère enfoui sous le seuil ; comme il s'est découvert depuis quelques années, en une ville d'Egypte où Ton ne voyait point de crocodiles, qu'il y avait un crocodile de plomb enterré sous le seuil de la mosquée; on l'ôta, et les habitants furent dès lors travaillés des crocodiles, comme ceux des autres cités qui bordent le Nil. On sait aujourd'hui que les crocodiles n'entrent pas
dans les cités. Mais revenons au magicien.
Virgile était occupé à construire, pour l'empereur, des bains si merveilleux, que chaque baignoire guérissait la maladie dont elle portait le nom, lorsqu'un fléau plus hideux que les mouches vint désoler la ville de Rome. C'était une nuée immense de sangsues, qui, se répandant la nuit dans les maisons, tuaient en les suçant beaucoup de citoyens. On eut recours au magicien. Il fit une sangsue d'or et la mit dans un puits profond hors de la ville, où elle attira tous les reptiles suceurs.
Voulant ensuite se faire admirer du peuple, Virgile alluma sur un pilier de marbre, au milieu du Forum, une lampe qui brûlait toujours, sans que la flamme eût besoin d'aucun aliment. Elle jetait une si belle clarté, que Rome en était partout éclairée. A quelques pas il plaça un archer d'airain, qui tenait une flèche et un arc bandé, avec cette inscription: Si quelqu'un me touche,, je tirerai met flèche. Trois cents ans après, un fou ayant frappé cet archer, il tira sa flèche sur la lampe et l'éteighit.
Pendant qu'il exécutait ces grandes choses,
Virgile ayant eu occasion de voir la fille de l'empereur, qui était jeune, belle et malicieuse, en devint très épris, quoiqu'il fût lui-même très laid, bossu et philosophe. La princesse, voulant se divertir, fit semblant d'être sensible et lui donna rendez-vous le soir au pied de la tour qu'elle habitait. ïl y vint. Au moyen d'une corbeille fixée au bout d'une corde, la princesse était convenue de le monter jusqu'à sa chambre, avec l'aide de sa servante. Il se plaça dans la corbeille, et la jeune fille tira la corde; mais, lorsqu'elle vit le philosophe à moitié chemin, elle fit un nœud à sa fenêtre, et le laissa s.uspendu dans les airs.
Gratian du Pont attribue cette méchanceté, dans ses Controverses du sexe féminin et du masculin, non pas à la fille de l'empereur, mais à une courtisane de Rome; il l'apostrophe dans ces vers :
Que dirons-nous du bonhomme Virgile, Que lu pendis, si vrai que i'Evangile, Au corbillon? A cet homme d'honneur Ne fis- tu pas un très grand déshonneur? Helas! si fis; et c'était dedans Rome Que là pendu demeur.i le pauvre homme, Par la cautéleel la déception, Un jour qu'on fit grosse procession.
Le matin, en effet, tout le peuple qui se rendait, non pas à la procession, mais au marché, se moqua du poète, qui ne trouva qu'à la fin du jour une âme compatissante. Descendu à terre, il se hâta de rentrer chez lui ; et là, pour se venger avant tout du peuple qui l'avait raillé, il éteignit à la fois tous les feux qui hrûlaient dans Rome.
Le peuple, effrayé, courut à l'empereur. Virgile fut mandé.
— Les feux éteints ne se rallumeront pas que je ne sois vengé, dit-il.
— Vengé de qui?
— De votre fille.
11 conta sa mésaventure; et il voulut que la princesse ou la courtisane allât en chemise sur un échafaud dressé au milieu de la grande place, et que là, avec un flambeau, elle distribuât du feu à tout le peuple. Ce châtiment, qu'il fallut subir, dura trois jours.
Virgile, pour se consoler un peu, s'en fut àNaples, où il se livra à l'étude. Ce fut alors qu'il mii - des portes de Naples deux sta-
tues de pierre, l'une joyeuse et belle, l'autre
triste et hideuse, et qui avaient cette puissance que quiconque entrait du côté de la première réussissait dans toutes ses affaires ; mais ceux qui entraient du côté de l'autre étaient malheureux durant tout le séjour qu'ils faisaient à Naples.
Il se fit un jardin où fleurissaient les plantes et les arbres de toutes les contrées de l'univers. On y trouvait tous les animaux qui peuvent être utiles et tous les oiseaux chanteurs. On y voyait les plus beaux poissons du monde dans de magnifiques bassins. A l'entrée de la grotte où Virgile renfermait ses trésors immenses, on admirait deux statues d'un métal inconnu, qui frappaient sur une enclume avec tant de mélodie, que les oiseaux s'arrêtaient dans les airs pour les entendre.
Il fabriqua un miroir dans lequel il lisait l'avenir, et une tête d'airain qui parlait et le lui annonçait.
Ne voulant pas de bornes à ses points de vue, il avait entouré ses jardins d'un air immobile, qui faisait l'office d'une muraille. Pour ses voyages, il construisit eu airain une sorte de pont- volant, sur lequel il se transportait aussi
vite que la pensée, partout où il voulait. On ajoute que c'est encore par son art qu'il creusa le chemin souterrain du Pausilippe ; et qu'il mourut là.
Nous n'avons pas parlé des sentiments de Virgile pour la fille du sultan d'Egypte, parce qu'ils ne sont rapportés que par l'auteur du livre intitulé : Faits merveilleux de Virgile, fils d'un chevalier des A f dermes, et que ce chroniqueur n'écrivait qu'au seizième siècle. Mais citons l'anecdote d'Osmone sur la mort du philosophe-magicien-poète. Dans son Image du monde, Osmone conte que Virgile, sur le point de travailler au loin, consulta son androïde, c'est-àdire sa tète magique qu'il avait faite, et qu'elle lui dit que s'il gardait bien sa tète son voyage serait heureux. Virgile crut qu'il fallait seulement veiller sur son œuvre, il ne quitta pas son androïde d'un instant. Mais il avait mal compris; s' étant découvert le front en plein midi, il fut frappé d'un coup de soleil, dont il mourut. Son corps, comme il l'avait désiré, fut transporté à Naples, où il est toujours sous le laurier impérissable qui le couvre.
LÉGENDE d'hIPPOCRATE 149
Les Napolitains regardent le tombeau de Virgile comme leur palladium ; aucun conquérant n1 a osé le leur enlever. Ils croient aux merveilles que nous avons racontées et à d'autres encore. Le peuple de Naples vous le dira. Mais, à sa louange, il n'oublie pas les prodiges incontestés de Virgile : les Géorgiques et V Enéide.