LA JOUÉ FILLE 1)' AN VERS
pour les gouverner ensuite, comme on faisait alors en France, sous le régime du bon plaisir. Quoique fatigué par les fêtes, il s'était personnellement chargé d'Anvers. Mais ce projet n'alla pas comme il l'avait espéré. Ses troupes, repoussées avec perte, furent obligées d'évacuer Anvers ; le sieur de Hochepot , qui avait pris beaucoup de peine pour tendre un piège aux bourgeois, fut tué ; le duc d'Alençon s'enfuit, l'esprit affaibli, le corps malade, et s'en alla mourir à Château-Thierry. Le prince d'Orange, d'un autre côté, avait été tué par Balthazar Gérard. La position s'était donc bien simplifiée.
Le récit dont nous parlons ajoute que Sabine alors reparut devant son père, qui la laissa se marier à son gré. Mais nous le répétons, c'est là un roman que rien n'appuie, et qui n'a été imaginé que pour expliquer la catastrophe incontestée de la jolie fille d'Anvers.