‹ Légendes du calendrierChapitre 11 sur 95 · LE PRINTEMPS. M · texte numérisé non relu

LE PRINTEMPS. M

tions légumineuses. Ce sont là des travaux qu'on subit par la bise et la pluie. Ce n'est pas le printemps comme nous l'entendons.

L'Église, qui, plus sage que nous, a égayé l'hiver de tant de bonnes fêtes, n'a pas négligé le printemps et ne s'est pas fiée uniquement aux éventualités de l'atmosphère. Pâques, le jour du salut, du triomphe et de la victoire, par la résurrection de Celui qui nous a affranchis, ouvre le printemps de ses pompes magnifiques. Et bientôt vient le mois qui est toujours beau, toujours aimé, toujours cher ; car c'est le mois de Marie , pour lequel naissent les fleurs.

Mais on sent que tout n'est pas fini avec le dur hiver; on redoute encore ses caprices cruels et ses rancunes formidables. Il peut ramener ses glaces et détruire en un matin les espérances de l'automne. L'hiver est encore là avec l'aquilon; on prie pour l'enchaîner. On a fait contre lui, au 25 avril, la procession de saint Marc. Les trois jours des Rogations sont employés encore à conjurer ses désastres. Heureuses les populations qui ont le cœur assez près de Dieu pour mériter d'en être entendues!

Mais voici les abeilles qui bourdonnent. Le printemps ne s'est montré qu'en imagination; l'été va venir en juillet; il régnera peut-être en août, et nous ramènera l'automne en septembre.

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