‹ Légendes du calendrierChapitre 12 sur 95 · VIII. — L'ÉTÉ · texte numérisé non relu

VIII. — L'ÉTÉ

L'astre du jour s'est emparé du ciel.

Il lance par faisceaux ses rayons sur la terre ,

Et je découvre , à sa rive lumière , Les prodiges sortis des mains de l'Éternel.

Lemiehe.

Les poètes qui ont chanté les saisons n'ont jamais manqué de paganiser aussi Tété. Bacchus est pour eux l'automne; Flore, le printemps; un personnage frileux, qui a tout l'air de quelque vieux Saturne dégommé, a posé pour l'hiver, et Cérès a été appelée à passer pour l'été.

Mais Cérès, en admettant ces vieilleries plus que fripées, n'est que la moisson et n'est pas l'été. Bacchus, la source de tant de vices, de tant de désordres, de tant de viles débauches, de tant de crimes et de tant de hontes, n'est que l'ivrognerie. Il est vrai qu'on a joint à Bacchus, signalant l'automne, Diane , qui joue le rôle de la chasse , et qu'au type de l'hiver on a quelquefois ajouté un forgeron boiteux que l'on est convenu d'appeler Vulcain. Mais toutes ces cruelles altérations de la vérité sont bien fossiles.

En fait d'idées matérielles et sensuelles, n'aimezvous pas mieux ces artistes moins encroûtés qui , naïvement, prennent le soleil dans ses situations diverses, pour illustrer les saisons?

Les saisons, elles peuvent être chez d'autres au nombre de quatre. Mais chez nous, comme déjà nous l'avons dit, elles se divisent un peu moins.

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