LÉGENDE DES ÉTREN>ES
majorité immense, du premier jour de l'an, un beau jour.
Le suffrage universel légitime ce que nous disons. S'il s'échappe, ce jour-là, des paroles menteuses, tant pis pour ceux, qui les prononcent. De même qu'il faut qu'il y ait des scandales, il est peut-être utile aussi qu'il se trouve des menteurs; leurs actes relèvent la vérité.
Viennet, dans son épître du jour de l'an, se transportait à Rome et disait :
Le sénat , les tribuns allaient chez l'empereur, Lui voter en ce jour des siècles de bonheur , Et Titus recevait , de leur bouche sincère , Les mêmes compliments que recevait Tibère.
Nous avons vu les mômes pasquinades; mais elles se glissent surtout dans des compliments officiels. Nous pourrions faire là-dessus bien des citations. Qu'il nous suffise de rappeler un mot de Victor Hugo à Louis-Philippe : « Dieu a besoin de vous, Sire! » Mot que nous reproduisons pourtant comme le plu9 gros mot du bêtisiana contemporain, plutôt que comme un compliment, car la flatterie qu'un compliment peut admettre doit s'asseoir sur quelque idée possible.
Nous empruntons à M. Richard Corlambert un fragment de sa description du jour de l'an chez les Chinois, qui deviennent peu à peu nos amis.
« Pendant les dix jours qui précèdent chez eux le premier jour de l'an, les Chinois abandonnent leurs affaires; les mandarins, leurs charges; les ouvriers, leur travail; les tribunaux sont fermés, le