Antoine de la Sale hésite entre Urbain VI et Urbain VII
2. On a cependant fait remarquer qu'Urbain IV. Français de naissance, avait été un adversaire passionné des Staufen et avait pu laisser une mauvaise réputation en Allemagne.
3. Il y a peut-être une trace curieuse de la pénétration en Allemagne de la tradition italienne sous sa vraie forme dans ce même poème de la Guerre de la Warttyrg dont Wagner devait mêler le thème à l'histoire du Tannhauser. On y parle de Félicia. fille de Sibylle, qui. avec Junon (!) et Arthur, vit dans une montagne. Cette Sibylle, mère de la Félicité, et scm empire souterrain doivent provenir de la légende italienne. Or cette allusion remonte au xme siècle.
d'anciennes divinités germaniques , que leurs noms n'apparaissent pas avant le xive siècle, et qu'elles n'ont rien de commun avec Vénus. On a voulu aussi reconnaître dans la Vénus de notre légende la déesse germanique de l'amour, Freia ; mais rien, dans ce que nous savons sur cette épouse de Wotan, ne nous la montre en possession d'un royaume souterrain où elle attire les mortels. La « basse mythologie » allemande connaît des montagnes où habitent des êtres surnaturels, et où l'on voyait des entrées de l'enfer ; mais ce sont des séjours d'effroi et non de volupté. Le Venusberg souvent mentionné dans la littérature allemande des xve et xvie siècles provient sans doute de notre légende et n'est nulle part bien défini : il n'a pas de localisation propre ; c'est seulement dans notre siècle qu'on s'est plu à l'identifier avec une montagne de Thùringe, le Hôrselberg. Vénus a d'ailleurs si bien remplacé la Sibylle, en Allemagne, dans notre légende que les Allemands, au xve siècle, s'enquéraient en Italie de la « montagne de Vénus », que personne n'y connaissait, et arrivaient à la retrouver, par une sorte de divination, dans la « montagne de la Sibylle », dont les Italiens racontaient des choses toutes pareilles *.