‹ Légendes du Moyen âge. Par Gaston ParisChapitre 17 sur 51 · Gra-sso. p · texte numérisé non relu

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dans sa bouclii' n'.i dû paraili-c (|n ,i|)r('s sa mort, et c'est bien à lort sans doiilc (ju On a iiivo(|(i('', pour attester la n'-alilr de ce récit, ! aiiloriU'' de son nom, alléguro par un ainlaciiMix nouvelliste. La Newe Zeilunfj von einem Juden von Jérusalem n'est en elïct ipi Un de ces « canards » si fréquents à la fin du xvi'elau commencement du wir siècle qui, conçus le plus souvent ainsi sous forme de lettres, exploitaient la curiosité publique en répandant le récit davciitures extraordinaires, de prodiges, i\v crimes singuliers, d'apparitions, de voyages imaginaires, etc. L'auteur de celui (jui nous occupe a eu entre tous un merveilleux succès ; il a véritablement créé «ne légende qui est devenue tout à fait populaire dans divers pays.

Quand nous disons « créé », il faut s'entendre : il n'en a pas inventé le fond, mais il la très arbitrairement transformé. « Il fallait, dit Magnin, que cette légende singulière eùl jeté de bien profondes racines au moyen âge pour avoir ainsi survécu on Allemagne à la réforme de Luther'. » Cette opinion est tout à fait erronée. Le même critique pense que Matthieu Paris n a raj)i)()rté la légende contée parl'évètpie arménien que« parce qu'elle différait du récit reçu dans les contrées soumises à l'Église latine. oM. Paul Lacroix,

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