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l'aire (\oycz Shwvock, Deutsche JJyt/iulugie, etc.).
L'explication mythologique n'est pas la seule (ju'on ait essayé de donner de la légende du Juif Errant. On y a reconnu l'emblème de l'humanité, marchant toujours jusqu'à la fin du monde; on s'est surtout cru fondé à y voir l'image du peuple juif, chassé de ses foyers pour avoir méconnu le Christ, errant depuis lors par le monde, et conservant toujours, malgré toutes les persécutions, sa jjourse suflisamment garnie. Ony a découvert un symbolisme plus transcendant encore : le Juif errant absorbe en lui Gain, Wodan, Rudra, Xerxès, Jésus même et bien d'autres, et sa légende, « c'est l'évolution de la guerre, l'état originel de l'humanité, aboutissant à la paix, qui est son état typiijue ' ».
Nous croyons avoir suffisamment réfuté ces imaginations en suivant d'aussi près (pie nous l'avons pu la genèse et les phases diverses de cette légende, infidèle de bonne heure à ses origines populaires et soumise aux remaniements des lettrés. Née vraisemblablement d'un récit apocryphe relatifàMalc, altérée plus ou moins sciemment par l'archevêque arménien du xiii® siècle, complètement refondue par le nouvelliste allemand du xvii% elle se compose d un élément traditionnel assez antique et des embellissements qu'a accu-