‹ Lègendes du Nouveau TestamentChapitre 20 sur 106 · XX. — LA SAINTE FAMILLE · texte numérisé non relu

XX. — LA SAINTE FAMILLE

O Jésus , ô Marie , ô Joseph ! un mystère Unit vos noms sacrés , trinité de la terre.

Jésus leur était doue soumis. Saint Justin le Martyr rapporte qu'il servait d'aide à saint Joseph dans son atelier et partageait ses travaux. Saint Jérôme raconte pareillement qu'il maniait la hache et la scie. « Il vivait, dit Gerson , s'occupant des plus humbles soins, élevant ainsi son père nourricier à une dignité que les fidèles comprennent, dans le culte d'honneur qu'ils rendent à saint Joseph. »

Les auteurs des premiers siècles disent qu'on montrait encore de leur temps les jougs que le Sauveur avait fabriqués de ses mains (1). Il aidait sa mère aussi dans ses travaux , et , selon la loi imposée à la condition humaine , il gagnait son pain à la sueur de son front.

Il passa son adolescence et les années de sa jeunesse dans une telle obscurité , que les traditions mêmes ont semblé craindre d'enlever ce mystérieux voile. Tout ce qu'on en sait, « c'est qu'avec l'âge il croissait en sagesse et en grâce devant Dieu et devant les hommes (2), »

(1) Jésus exerça très-certainement le métier de Joseph. Les Nazaréens, dans leur fureur contre lui, l'appellent par dérision V ouvrier (fabèr). Saint Marc, chap. vi, y. 3. Ainsi, dit le P. de Ravignan dans un sermon prononcé en 1843 devant la conférence des ouvriers à Saint-Sulpice, Jésus -Christ ennoblissait le travail et bénissait la profession de l'ouvrier.

(2) Saint Luc, chap. n, y. 52.

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