XXV. —LES NOCES DE CANA
Novum genus potentiœ !
Aquœ rubescunt hydriae; Vinumque jussa fundere Muta vit unda originem .
(Offic. rom.)
En ce temps-là il se fit des noces à Cana en Galilée. Les époux, qui étaient parents de la sainte Yierge > y convièrent Jésus avec sa Mère et ses disciples.
Des légendaires ont écrit que ces noces étaient celles de l'apôtre saint Jean. Mais ce fait est formelinent démenti par tous les témoignages de l'Église, qui constatent que saint Jean est toujours demeuré yierge.
L'assemblée, comme toujours, était nombreuse. Au milieu du festin , le vin manqua. La Mère de Jésus, dont la charité ne sommeillait jamais, se pencha vers son Fils , auprès de qui elle était assise , et lui dit :
— Ils n'ont plus de vin.
Jésus lui répondit à voix basse : — Qu'y a-t-il en cela qui nous touche , vous et moi (1 ) ? Mon heure n'est pas encore venue.
(l) S. Jean, ch. n, t. 4. « Qu'importe à vous et à moi? » Quid mihi et tibi, mulier? Nous avons traduit comme tous les anciens; car ce n'est que depuis les calvinistes qu'on lit dans la plupart des versions françaises: Femme, qu'y a-t-il de commun entre vous et mol? Ce qui, à notre avis, n'est guère le sens, pour ne pas dire plus. Le latin et le