‹ Lègendes du Nouveau TestamentChapitre 81 sur 106 · TROISIÈME LÉGENDE DE LA FIN DE PILATE · texte numérisé non relu

TROISIÈME LÉGENDE DE LA FIN DE PILATE

Pilatus et ipse jam pro suà conscientià Christianus. Tertullien.

La troisième légende de la fin de Pilate est toute différente de celles qu'on vient de lire. La traduction de ce document a été publiée récemment dans le Dictionnaire des apocryphes de M. l'abbé Migne. Nous le résumons ici.

Quand le rapport de Pilate fut arrivé à Rome , la lecture de cette lettre jeta l'empereur et le sénat dans la consternation. On était indigné de l'iniquité du Gouverneur, et des soldats furent envoyés avec ordre de l'amener enchaîné à Rome.

Dès qu'il fut arrivé, César, entouré de tout lè sénat et de .tout l'appareil de sa puissance, s'installa dans le temple des dieux appelé le Panthéon , et il ordonna qu'on amenât devant lui le coupable.

— Pourquoi, misérable impie, lui dit-il aussitôt qu'il parut, as-tu osé traiter comme tu l'as fait cet homme qui a opéré, à ta connaissance, de si grands et de si généreux prodiges? Ta criminelle audace causera peut-être la ruine de l'univers.

— Prince souverain, répondit Pilate, je suis innocent de tout ce qui a eu lieu; les criminels sont les Juifs.

— Pourquoi as-tu cédé à leurs odieux désirs?

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