‹ Lègendes du Nouveau TestamentChapitre 83 sur 106 · LÉGENDES DE L'ASSOMPTION · texte numérisé non relu

LÉGENDES DE L'ASSOMPTION

Quod Heva tristis abstulit Tu reddis almo germine ; .0 Intrent ut astra flebiles

Cœli recludis cardines.

(Offtc. de B. Yirginc.)

Depuis l'heure où Jésus avait dit à Jean, en lui léguant Marie : « Voilà votre mère, » Jean l'avait prise chez lui. La sainte Vierge ne se sépara donc point des Apôtres, qui, devenus par le don de l'Esprit-Saint pleins de science et de courage, prêchaient l'Évangile sans peur, répandaient en tous lieux la doctrine chrétienne et fondaient l'Église.

« Marie devait rester sur la terre, dit saint Alphonse de Liguori, pour coopérer à la propagation de la foi. Les disciples de son Fils venaient à elle dans leurs doutes; elle les éclairait. »

Elle demeura à Jérusalem jusqu'à l'année 44, que la persécution força les Apôtres à en sortir. On croit qu'alors elle suivit saint Jean, son fils d'adoption, à Éphèse, où elle vécut dans la retraite et la méditation, dans la prière et les bonnes œuvres.

Les écrivains sacrés n'ont rapporté de cette autre époque que ce qui concerne la mission des Apôtres ; et l'on n'a encore sur le reste de la vie de la sainte Vierge qu'un nombre de pieuses traditions. Toutefois, les éloges donnés par saint Paul à l'Église

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