LXIII. — LA VENGEANCE DU SAUVEUR
Convenerunt m unum adversum Dominum et adversum Cliristum ejus....
Qui habitat in cœlis irridebit eos et Domiuus subsannabit eos. {Psaume n.)
Plusieurs savants, Hens^henius , Mansi , Foggini, Thilo, ont cité ou* publié sous ce titre un singulier opuscule, écrit aux premiers siècles de l'ère chrétienne , et classé parmi les apocryphes plus justement que beaucoup d'autres, en ce qu'il s'écarte davantage des données de l'histoire vraie.
On y lit que , quelque temps après la Passion , il y avait , dans le pays appelé plus tard le royaume d'Aragon , un petit roi nommé Titus , qui siégeait dans la ville de Libya. Il était affligé d'un cancer, qui lui déchirait le visage depuis la narine droite jusqu'à l'œil. Un Ismaélite, nommé Nathan, qui de la Judée se rendait à Rome , fut jeté par la tempête dans le port de Libya. Il alla voir le roi Titus, qui lui dit :
— Toi qui parcours le monde , si tu savais un remède qui pût guérir la plaie que tu me vois au visage, je te donnerais de grandes richesses.
Nathan répondit : — Je n'y puis rien. Mais si tu avais été à Jérusalem, il y avait là un prophète de Dieu qui guérissait toutes les infirmités.
Et il lui raconta les miracles de Jésus, Notre-Seigneur. Puis il ajouta : — Mais les Juifs l'ont mis à