‹ Légendes et curiosités de l'histoire (volume 2)Chapitre 107 sur 113 · Le Journal, 2>s novembre 18i)l · texte numérisé non relu

Le Journal, 2>s novembre 18i)l

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passion infàiiic, loinbô s.ins voix, s;iiis i'omiaissance et sans vie ' ». Mais nons devons nous borner, faute de mieux, à cette maigre information.

T^e fait suivaul s'offre à nous avec plus de détails, et entouré de plus de garanti*'; il a été si souvent rapporté que nous avons scrupule à le l'ééditer une fois de plus. Nous en euipruntons le récit à un chrouiqueur tle l'époque où il s'est })assé et qui, écrivant au lendemain même de l'événement, a pu nous le restituer sans déformation. Voici en quels termes Mathieu Marais, le mémorialiste de la Réûfence, consiç^nail la Fin brutale du duc d'Orléans :

« 2 décembre 1723. Ce jour il est arrivé un événement bien surprenant : le duc d'Orléans est tombé en apoplexie sur les sept heures du soir, et est mort à sept heures et demie, sans proférer aucune parole. Il élait à Versailles et n'était point venu à Paris, comme à son ordinaire, le jeudi. Son fils, le duc de Chartres, était à Paris, k l'Opéra, où il ne pensait pas à ce que la mort lui préparait. M. le Duc n'a pas manqué son coup, il a tiré sur le temps, comme ils disent à la cour, il a appris la nouvelle au Roi, lui a demandé la place de premier ministre, que le Roi lui a accordée, et sur-le-champ il en a fait expédier le brevet par

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