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LA SUPERSTirrON SUR r.ES TRONES 38')'
La duclicsse de Boiirhon, ariièio-petite-fille du Régent, avait confié à la baronne d'()l)erkiieli ', qu'on avait découvert, dans une cachette pratiquée dans un mur du Palais-Royal, des instruments inconnus, des livres de conjuration, des squelettes d'animaux, des têtes de mort, des formules écrites*de la main du Régent, tout un appareil, en un nîi^V^'opérations de sorcellerie !
En étudiant à une autre place la psychologie de Louis XV, nous avons noté, comme trait de caractère, le singulier mélange, chez ce monarque nécrophile, de pratiques de dévotion et de superstitions ; nous n'y leviendrons pas, nous renverrons, de même, pour Catherine de Médicis, à un travail antérieur.
Une autre reine, dont la destinée fut tragique, fixera plus longtemps notre attention. La femme de chambre de Marie-Antoinette nous a révélé une circonstance de la vie de Tinfortunée souveraine qui est à recueillir.
Vivant dans des alarmes perpétuelles, la Reine se couchait très tard, et elle en était venue à ne presque plus goûter de repos.
Vers la fm de mai, conte Madame Campan, un soir (ju'elle était assise au milieu de la chambre, elle racontait plusieurs choses remarquables, qui avaient eu lieu pendant le cours de la journée.