‹ Légendes et curiosités de l'histoire (volume 2)Chapitre 9 sur 113 · Alberi · texte numérisé non relu

Alberi

Edouard-Ale.vandre, c'est Henri 111, la << s}'»thèse morbide et exaspérée d'atavismes ruinés » ; celui-là indéniablement avarié, et que le poignard de Clément préservera de la déchéance finale.

Marguerite, qui lui succède, est la belle fille, la reine Margot, et c'est tout dire. Au physique, le portrait de sa mère jeune, son profil fuyant, ses yeux, sa bouche, son corps ; mais comme on la sent « déséquilibrée, emportée de passions, tournée à des fougues, à des enthousiasmes, à des bontés qui, dans cette Cour, semblent plutôt des faiblesses que des vertus • » !

Pour compléter la lignée, il nous faut encore citer Hercule, le pire de tous par ses perversions monstrueuses, qu'à peine justifient ses tares congénitales.

Hercule, eczémateux, la figure bourgeonnée, deviendra François, duc d'Anjou, puis d'Alençon, mais toujours restera Médicis; tellement que Catherine aura l'illusion de retrouver en lui quelque Lorenzino, l'Atride florentin, dont la chronique narre avec épouvante la longue suite de crimes.

Après ces grossesses successives, Catherine, épuisée, ne réussira à mettre au monde que les « deux bessonnes », Jeanne et Victoire, si chétivcs, si mal venues, que, l'une avant de naître, l'autre

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