Tribune médicale, 20 mars
2. C'est aussi l£ diagnostic auquel s'arrête, après Brachet, un élève du professeur Rémond(de Toulouse, leDr I. Saltel, qui a consacré à la Folie du roi Charles VI une thèse où l'on ne trouve aucune idée ni documents nouveaux,
l'agitation à la prostration; des symptômes somatiqnes s'ajoutent d'ordinaire aux symptômes psychiques. Le confus peut guérir et souvent il guérit ; il peut aussi évoluer vers la démence complète.
Dans les deux entités que nous avons décrites, se réunissent et se confondent îes symptômes de la folie de Charles VI : ceux de la confusion mentale prédominent; mais Charles VI a eu un nombre considérable d'accès, suivis de périodes lucides; tandis que la confusion mentale récidive peu et que la folie périodique est à répétition : nous aurions donc, là plutôt un argument en faveur de la folie périodique.
Mais la confusion mentale se retrouve dans L'hébétude du faciès, l'oubli des autres et de soi-même, 1rs idées délirantes de négation et de transformation concernant la personnalité ; Charles VI nie posséder le trône, de^ armoiries, voire une femme et des enfants. En outre, la notion de cette fièvre qui survient chez le roi. à l'âge de vingt-quatre ans, et que, peut-être, par souci de trop de précision, on a identifiée avec la fièvre typhoïde, ue serait pas pour infirmer le diagnostic de confusion mentale, cette psychose reconnaissant maintes fois pour cause, d'après les psychiatres modernes1, une intoxication.